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Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Mar09192017

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Culture & Société

Honorons nos héros et pas nos bourreaux

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par Leslie Péan, 23 octobre 2015  ---  La désintégration d’Haïti commence dans les esprits. L’histoire se répète justement parce que notre peuple est pris en sandwich entre la minorité qui comprend mais se tait et la majorité qui ne comprend pas et accepte passivement. De ce fait, Haïti patauge entre la solitude et l’ignorance.

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La semaine Dessalines : Le mauvais chemin pris par Haïti dans l’histoire (7 de 7) par Leslie Péan

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par Leslie Péan, 17 octobre 2015  ---  Le mauvais chemin pris par Haïti a consisté à faire du n’importe quoi et à s’attendre à de bons résultats. Pour cela, le statu quo international a agité sous le nez du politicien la perspective de la prise du pouvoir pour le faire marcher et aller où il veut. Avec la carotte du pouvoir devant son nez, le politicien haïtien croit avancer alors qu’il tourne en rond quand il ne fait pas carrément marche arrière. Avec la référence de la pédagogie de l’arbitraire (« nou fè sa nou pi pito »), le politicien perd la lucidité. L’ivresse du pouvoir à prendre se répand de manière insidieuse. Comme dans la fable, l’ego de nos dirigeants s’est enflé en se donnant toutes sortes de titres pompeux (empereur, roi, président à vie) sans leur contenu concret et le pays a crevé. La classe politique avide de pouvoir pour se faire valoir et se sentir exister démontre qu’elle ne recule devant rien. C’est René Préval qui disait encore hier qu’il ne sait pas comment organiser les élections mais qu’il sait comment les gagner[i]. Les partisans de la bêtise ne se tournent pas les pouces et inventent toutes sortes d’arnaques et d’astuces telles que les élections frauduleuses du 9 août 2015. La classe politique s’emballe dans la démence des milliers de partis et de candidats. Un chemin qui ne mène nulle part.

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La semaine Dessalines : Le mauvais chemin pris par Haïti dans l’histoire (6 de 7) par Leslie Péan

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par Leslie Péan, 16 octobre 2015  ---  Les navires marchands américains fréquentant les ports d’Haïti et qui sont saisis par les corsaires français ne se comptent plus. Par exemple, le 10 décembre 1804, le navire Elesenor parti du Cap et allant à Baltimore est saisi et conduit à Santiago de Cuba où sa cargaison est liquidée sans même faire l’objet d’une mesure juridique. Cheaspeake Insurance soumettra une réclamation à la France pour un montant de 4 500 dollars américains[i]. En janvier 1805, le même sort est réservé au navire marchand américain Antelope[ii]. Le 27 avril 1805, un autre navire marchand américain, le Ann, parti de Jacmel pour Baltimore est saisi par le corsaire français Le Régulateur. Sa cargaison est vendue à la Guadeloupe. Baltimore Insurance soumet une réclamation pour un montant de 18 000 dollars américains[iii]. Les bâtiments américains engagés dans le commerce avec Haïti sont obligés de s’armer de canons pour faire face aux pirates français. C’est le cas des navires Jane avec seize canons, America avec trente-deux canons, Connecticut avec vingt-deux canons, Indostan avec quatorze canons[iv]. Dessalines ne bronche pas devant l’offensive de la piraterie française. Le gouvernement haïtien est résolu et déclare dans la Gazette Politique et Commerciale d’Haïti en date du 7 mars 1805 : « Il n’est pas facile de soumettre des hommes décidés à la mort, plutôt que de rentrer sous un joug abhorré[v]. »

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La semaine Dessalines : Le mauvais chemin pris par Haïti dans l’histoire (5 de 7) par Leslie Péan

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par Leslie Péan, 15 octobre 2015  ---  Il faut bien comprendre que Dessalines traitait correctement certains Blancs tels que les Polonais et Allemands ou encore ceux qui étaient ses associés clandestins (anglais et français) dans le commerce. Le problème est que ce comportement, aussi bon qu'il soit, relevait de l'arbitraire et non pas de la loi. La discrimination basée sur la couleur de la peau est la loi et Dessalines décide que tous les Haïtiens sont noirs. À ce sujet, le cas Chanlatte est exemplaire. « La pureté noire devient l’essence à partir de laquelle la connaissance de l’Haïtien est possible. Loin d’être une préoccupation d’ordre philosophique, la couleur de la peau noire intervient subrepticement ou brutalement dans la vie quotidienne pour qualifier ou disqualifier la nationalité d’un individu. Desrivières Chanlatte, qui avait la couleur d’un Blanc, fut écarté par le général Henry Christophe. Délit de faciès. Son frère Juste Chanlatte, Secrétaire d’État sous le gouvernement de Dessalines, s’en offusqua et écrivit le 28 mai 1805 les mots suivants au général Henry Christophe. "Je ne puis, Citoyen Général, que vous manifester mon mécontentement pour avoir confondu mon frère avec les blancs criminels. Vous devez savoir sa participation dans la guerre que nous avons faite. À ce titre, il est et demeure Haytien selon les termes de la Constitution que je vous rappelle ici, et doit être traité comme tel".[i]  »

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La semaine Dessalines : Le mauvais chemin pris par Haïti dans l’histoire (4 de 7) par Leslie Péan

Dessalines noirpar Leslie Péan, 14 octobre 2015 ---  La dénaturation des idéaux des Lumières par la pensée coloriste (noiriste/mulatriste) à partir des lignes de fracture héritées de la colonie de Saint-Domingue constitue une pesanteur insupportable dans l’Haïti de 1804. Ce poison coloriste lent, injecté dans les veines d’Haïti, a des effets multiples et récurrents. Le discours dominant développe cet état d’esprit dans la population parfois avec une remarquable virulence. Ce ne sont plus les idées qui inspirent les actions, mais plutôt la couleur de peau des personnes qui les expriment. Sur cette pente, les dirigeants intoxiquent les esprits avec un discours anti-blanc à la Boisrond Tonnerre (mulâtre) ou à la Dessalines (noir). En réalité, ils s’adonnent à ce tour de passe-passe pour justifier leur accaparement des 8 000 propriétés abandonnées par les colons français. Disons tout de suite que là encore, c’est du faire semblant. Les nouveaux propriétaires ne fructifient pas les terres. Ils se contentent d’en tirer, sans travailler, une rente qui vient s’ajouter à la rente politique d’où ils tirent leur magot.

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