Diaspora

Un consul général, qui ne fait pas l'honneur au gouvernement Martelly-Lamothe

Charles ForbinPar Herns Mesamours - Les gouvernements d'Haïti ont signé beaucoup de traités et conventions avec d'autres pays via des structures internationales. En paraphant ces documents-là, nos autorités ont pris l'engagement de les respecter  vis-à-vis des autres pays de ce monde. En dépit des instructions du ministère des Affaires étrangères en Haïti, certains chefs de mission demeurent  très peu soucieux de contribuer à rehausser l'image de marque de notre chère Haïti, selon le voeu et l'engagement du président de la République,  Michel Joseph Martelly. A un moment où le nouveau gouvernement haïtien  parle d'État de droit, de démocratie, de justice sociale, de liberté d'opinion et surtout de son engagement à lutter contre la corruption, le consul général de New York M. Charles A. Forbin décide d'agir dans le sens de ses propres intérêts et de sa vision mesquine. Pourquoi cette attitude ? Qui l'encourage dans cette mauvaise voie ? De quoi Haïti bénéficiera-t-elle face à ce  comportement de M. Forbin ? A-t-il un projet pour discréditer les actions gouvernementales ? Si oui, il travaille pour quel secteur ?
 L'article 42 de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques  stipule qu'un agent diplomatique ne peut pas exercer dans l'État accréditeur une activité professionnelle ou commerciale en vue d'un gain personnel. Le consul général à New York n'a-t-il pas dérogé à la stricte application de cette Convention lorsqu'on sait qu'il existe au sein de ce consulat  un multi service privé de photocopie, de photographie, etc.

Genyen yon konpayi  kap fè foto nan konsila pou chak moun ki bezwen fè paspò epi konpayi sa a fè kopi pou tout  kliyan ki vle peye yon dola pou chak paj, konsil jeneral la di li te vini jwenn konpayi sa a nan konsila a... sak fe l pa kanpe l ? kiyès ki pdg konpayi sa a? kiyès ki ranmase lajan sa yo ? nan ki kès yo ale ? si konsila a  lwe yon pati nan lokal leta ayisyen ap peye a, kòte kob sa fè ?



La question a été soulevée  lors d'une émission d'opinion sur les ondes de la radio Optimum de New York et Radio Tout-Haïti au micro du journaliste Edens Desbas, le vendredi 22 juin 2012. Dans sa défense, le consul général,  était à court d'arguments, ce qui a suscité la colère des compatriotes de la diaspora à travers une autre émission en date du dimanche 24 du même mois.

L'intervention des plus piètres du consul général d'Haïti à New York, Charles A. Forbin, à l'émission dialogue sur les ondes de la Radio «  La voix Catholique, « ce dimanche 24 juin 2012 démontre son incapacité de gestion de cette institution  qui nous est très chère dans la diaspora. Il était vide d'arguments. Arrogant comme lui seul, il ne maîtrise pas les éléments de base de la communication et de la diplomatie moderne. Au lieu de répondre à une question d'un panéliste, il a préféré dire: « Le chien aboie, la caravane passe». Grave erreur ! Mais il aurait pu aussi dire qu'il ne pouvait pas répondre à la question posée. Ce serait plus sage. Quelle honte pour la diplomatie haïtienne en 2012 à  l'heure de la diplomatie des affaires.
 A noter que le consul géneral Forbin avait formellement  garanti qu'il allait stopper cette mauvaise pratique au consulat suite à une conversation téléphonique en privé avec moi le samedi 23 juin 2012, et les commentaires relatifs  à l'interview du journaliste Edens Desbas de Tout-Haiti.com à laquelle participaient le consul Moïse Garçon d'Atlanta,  le consul général Forbin et puis votre serviteur.

Quel doit-être le profil d'un diplomate haïtien moderne ?
De même que les postes diplomatiques ont évolué à travers le temps et l'espace, suivant les exigences, les impératifs et la politique du gouvernement accréditeur, le personnel diplomatique devrait participer à des séminaires de mise à jour pour s'adapter aux besoins nouveaux du service et à  la nouvelle orientation politique du gouvernement Martelly-Lamothe. Le diplomate est aujourd'hui un personnage différent de ce qu'il était au début du siècle (comme un chef d'entreprise est différent du patron d'autrefois)- S'agissant du diplomate au sens strict du terme, c'est-à-dire de l'agent appartenant statutairement à l'administration des affaires étrangères, ou du moins occupant des postes réservés en principe à ces agents de carrière, son recrutement, sa formation et son activité sont sujets à des changements.  Le diplomate a accédé à un statut professionnel propre,  (Décret sep. 1985 au Maroc) étant donné la spécificité de sa vocation. Le diplomate moderne doit répondre à un certain nombre de critères fondamentaux, selon le professeur Chafika Agueznay.

La représentativité
L'ambassadeur ou le diplomate en général est dûment habilité sur le plan politique à engager son gouvernement. C'est en lui que s'exprime sa nation sur le plan moral (c'est souvent sur sa personne que celle-ci sera jugée) Il est le rayonnement de l'image qu'un pays offre de lui même. Il est en constante représentation (au sens propre) dans ses contacts personnels devant un public étranger. Ce critère suppose un comportement respectable et respectueux à la fois, doublé de sympathie, forme première de l'influence. Bien sûr, pour adopter une telle attitude, le diplomate doit être doté d'une certaine aptitude à jouer ce rôle.

Le sens politique traduit une certaine clairvoyance instructive et intuitive, une intelligence rapide et profonde des situations aussi complexes soient - elles...Si «la moitié des maux de ce monde provient de l'inexactitude et de l'imprécision », c'est en matière diplomatique que ces défauts sont les plus néfastes: le diplomate étant condamné à  observer une discrétion  totale, le secret étant aussi parfois le gage de la fécondité et de l'efficacité de son jugement autant que de ses actions.

A tout cela s'ajoute l'art ou le don des relations humaines et sociales.  Certaines prédispositions naturelles sont indispensables dans ce domaine, par exemple la patience ,l'égalité de caractère, le calme, et une humeur plus portée à s'amuser qu'à s'étonner des inconvénients du jour; le diplomate doit avoir un certain tact et une habilité à manier des esprits profondément différents du sien .Il réalise ainsi une espèce de trait d'union entre les mentalités nationales, grâce au respect d'autrui, à la tolérance entre les peuples, vertu très importante (fondée sur la nécessité de concilier les points de vue adverses).

La maîtrise de soi est un critère important surtout dans un domaine où s'affrontent des intérêts divers, le sang-froid à tous les instants est nécessaire pour la clarté du jugement comme pour l'efficacité de l'action. (Extrait du cours Pratique diplomatique)

Le consul général de New York M. Charles A. Forbin doit savoir que le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. Et, le désordre naît de l'irrespect d'autrui, d'une absence d'autodiscipline engendrée par l'égocentrisme. Il faut bien qu'il soit calme et sage avec les journalistes ou autres personnes des communautés de la diaspora, sans quoi il sera toujours considéré comme une bête noire pour la diplomatie haïtienne. Un employé public ne doit pas être un bourreau, mais un serviteur! En aucun cas, ce ne serait pas bon pour le fonctionnement du consulat qui représente le gouvernement haïtien dans cette grande ville économique des États-Unis. C'est anormal d'avoir des néophytes arrogants et récalcitrants au sein de nos missions diplomatiques à l'étranger. On a grand besoin de ressources humaines qualifiées pour ce combat qui parait difficile face aux grandes puissances dont l'ultime rêve demeure l'hégémonie de ce monde. Comment atteindre l'efficacité dans le traitement des grands dossiers internationaux sans une maitrise des principaux éléments diplomatiques et juridictionnels ?  En tout cas, pour le bonheur du pays, les employés des missions diplomatiques haïtiennes doivent être en mesure de concurrencer les autres avec un minimum de compétence et de savoir-faire. La diplomatie n'était, n'est pas, et ne sera jamais l'affaire des boutiquiers, mais celle des gens formés et qualifiés.

 L'autre Haïti est possible, ensemble construisons-la !

Herns Mesamours
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(229) 364-8330
Albany State University (USA)