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Economie

Plus de 800 millions pour l’environnement

Le président de la République Michel Joseph Martelly a placé le dossier de l’environnement parmi les priorités de son quinquennat. Son nouveau chef de gouvernement, Laurent Lamothe, dans sa déclaration de politique générale s’est engagé à traduire en des termes concrets la promesse du chef de l’Etat en la matière. Le portefeuille dédié à ce ministère dans le projet de loi de finances 2012-2013 traduit-elle cette volonté ?

Lors de la présentation de sa politique générale aux parlementaires, le premier ministre Laurent Lamothe avait clairement mentionné que stopper la dégradation de l’environnement et procéder à sa restauration passent nécessairement par un investissement massif dans des actions concrètes de préservation. A travers le projet de loi de finances soumis au parlement haïtien la semaine dernière, il passe de la parole aux actes. Les fonds prévus pour le ministère de l’environnement dépassent largement ce qui lui a été accordé lors du dernier exercice fiscal. De 634 millions, 387 mille ,064 gourdes le montant prévu dans le projet de loi de finances passe à : 889 millions 168 milles 147 gourdes. Qu’il s’agisse du budget de fonctionnement ou d’investissement, les chiffres accusent une augmentation jugée considérable.

LES ACTIONS PREVUES AU COURS DU QUINQUENAT DU PRESIDENT MARTELLY
Le gouvernement entend commencer par réduire d’au moins 20% la quantité de déchets solides. La stratégie envisagée reste le recyclage systématique de ces déchets qui alimentent les risques de désastre en période cyclonique. Parallèlement, il compte s’attaquer violemment au processus de déboisement, souvent présenté comme la principale cause de la dégradation de l’environnement. En ce sens, il s’engage à arrêter ce processus et à entrer dans une ère de reboisement qui conduira, selon lui, à la fin du quinquennat présidentiel, à une amélioration substantielle de la couverture forestière.

Dans sa politique environnementale le gouvernement prévoit d’arrêter l’expansion des bidonvilles et de« réorganiser l’occupation de l’espace territorial afin de réduire les vulnérabilités inhérentes aux changements climatiques ». La création d’emplois dans le secteur est parmi les options envisagées pour sauver l’environnement. D’après les estimations 20,000 emplois durables dans des activités de restauration et de sauvegarde de L’environnement sont nécessaires.

POUR Y ARRIVER
Le chef du gouvernement projette de réorganiser la politique environnementale en Haïti. « Le décret d’octobre 2005 a créé le système national de gestion de l’environnement (SNGE). Cependant, les mécanismes de Coordination des acteurs ainsi que l’adaptation des responsabilités institutionnelles n’ont pas été mis en place, laissant ainsi des confusions sur le rôle que chacun d’eux aurait à jouer, souligne-t-il dans sa politique gouvernementale. Face à ce problème, son gouvernement n’entend pas rester les bras croisés. Il donne la garantie qu’une solution sera trouvée en restructurant le ministère de l’environnement ».

Mis à part cet aspect de la question, le gouvernement compte renforcer ses capacités pour la gestion de l’environnement. Il procède par la formation de nouveaux agents environnementaux qui seront déployés dans les différentes communes du pays. Pour cela, le chef de la primature dit beaucoup compter sur l’appui de la jeunesse haïtienne qui sera toujours invitée à s’impliquer dans les programmes de reboisement et de protection des bassins versants. La mise en place de centres de compostage, la mise en œuvre de plans de réhabilitation de bassins versants surplombant des périmètres à risque seront aussi parmi les priorités de son gouvernement, a-t-il fait savoir.

Le gouvernement de Laurent Lamothe n’entend pas négliger le volet pédagogique dans la lutte contre la dégradation constante de l’environnement haïtien. Il croit qu’un un véritable changement de comportement de la population à l’égard de l’environnement est possible. « Toute politique environnementale doit être accompagnée d’un réapprentissage comportemental du citoyen. C’est à ce compte que sera entreprise une vaste campagne de sensibilisation autour de la thématique de l’environnement », souligne Laurent Lamothe, ami personnel du chef de l’Etat qui promet de lancer un programme national de reforestation avec la mise en place de distribution de plantules pour la création de 1,130 pépinière dans les sections communales et la restauration de 173,200 hectares de terre autour des bassins versant.

Patrick Réma
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