Economie

Dossier 14ème mois:Les syndicats d'enseignants mobilisés

ecole-greveÀ peine annoncée, la décision du gouvernement de ne pas accorder l'allocation dite du 14e mois aux agents de la fonction publique et une augmentation de salaire aux enseignants et aux policiers,  suscite des réactions.

C'est la ministre de l'économie et des Finances, Marie Carmelle Jean Marie qui, mardi à la chambre des députés, a fait savoir que le gouvernement n'avait pas les moyens de répondre à ces revendications, expliquant  que l'Etat n'en avait pas les moyens et qu'il ne voulait pas réduire ses possibilités d'investissement.

Le porte-parole de l'Union Nationale des Normaliens et des Educateurs Haïtiens (UNNOEH), Georges Wilbert Franck, a indiqué que les différentes coordinations régionales des organisations enseignantes regroupées en plateforme n'attendaient qu'un  mot d'ordre pour passer à l'action.

Le professeur Franck informe que le gouvernement vient de se mettre en situation très difficile à l'approche de la rentrée scolaire prévue le 3 septembre prochain. Dimanche, des enseignants membres de plusieurs syndicats ont menacé de boycotter la rentrée des classes dans la région de Jeremie (sud-ouest) s'ils n'obtienent pas une augmentation de salaire.

C'est anormal que le gouvernement trouve de l'argent pour financer toute sortes de programmes mais jamais pour accorder un salaire décent aux enseignants, s'insurge Georges Wilbert Franck, estimant que l'amélioration des conditions de vie des citoyens ne serait pas une priorité pour l'équipe en place.

Le coordonateur de l'Union des Parents d'Élèves Progressistes (UPEP), Léo Litolu a lui aussi critiqué la décision du gouvvernement de ne pas accorder un 14e mois de salairs aux fonctionnaire de l'Etat.


Il a lui aussi fait remarquer que le gouvernement trouve toujours les moyens pour financer ce qu'il qualifie de speudo programme de protection sociale dont "Ti manman cheri et katye pam poze" alors qu'il prétexte ne pas avoir les moyens de donner cette allocation aux  fonctionnaires.

Léo Litolu appelle les différents secteurs concernés à assumer leurs responsabilités et à ne pas rester les bras croisés.

 AHP