Economie

L’Exécutif aurait puisé dans l’argent des déposants pour éponger ses dettes, selon Moïse Jean-Charles

moise-jean-charles-oneDans ses nouvelles révélations, le Sénateur de l’opposition soutient que le chef de l’Etat exposerait le pays à une faillite semblable à celle des coopératives en 2002/2003 en orchestrant d’importants retraits dans les réserves des banques commerciales placées à la Banque centrale

Le Sénateur Moïse Jean-Charles, farouche opposant à Michel Martelly, a accusé mercredi directement le Président d’avoir ordonné des décaissements auprès de la Banque centrale au préjudice du fonds de garantie des banques commerciales de la place en émettant des chèques que le pouvoir serait incapable de payer.

Ces supposées sorties de fonds, qui seraient opérées en dehors des normes prudentielles en vigueur dans le système bancaire, mettraient en danger l’épargne des déposants, a poursuivi devant des journalistes l’élu du nord. Il dit avoir décidé de rendre publiques les informations dont il dispose dans l’intérêt de la population alors que son collègue Jocelerme Privert et l’économiste Eddy Labossière, consultant au Sénat, l’en avaient dissuadé.

« La nation est en danger », a martelé Jean-Charles dans ce qu’il présente comme un appel à la vigilance en se défendant de chercher à créer la panique au sein de la population avec de graves allégations sur une question aussi sensible.

Sur la même lancée, il dit craindre qu’en raison de « l’explosion de la dette interne » les titulaires de comptes dans les banques commerciales ne fassent les frais des folles dépenses d’un pouvoir irresponsable et insolvable comme les sociétaires des coopératives financières furent, dans les années 2002/2003, victimes de faillites frauduleuses en cascade de ces institutions qui offraient des taux d’intérêt surréalistes de 10 à 12% le mois.

Les autorités monétaires n’avaient pas encore réagi à ces accusations qui, si elles parvenaient à déstabiliser les épargnants et les agents économiques, pourraient déboucher sur un scénario catastrophe dans le système bancaire.

Auteur à tort ou à raison d’une somme impressionnante de révélations sur les dérives du régime depuis le début du mandat de l’ex-chanteur surnommé « Sweet Micky », le Sénateur Moïse Jean-Charles en a profité pour traiter de « bandit légal » le chef de l’Etat qui s’était vu affublé de ce titre au temps de ses prouesses musicales.

Radio Kiskeya
Publié le mercredi 29 août 2012