Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Economie

L’Exécutif aurait puisé dans l’argent des déposants pour éponger ses dettes, selon Moïse Jean-Charles

moise-jean-charles-oneDans ses nouvelles révélations, le Sénateur de l’opposition soutient que le chef de l’Etat exposerait le pays à une faillite semblable à celle des coopératives en 2002/2003 en orchestrant d’importants retraits dans les réserves des banques commerciales placées à la Banque centrale

Lire la suite...

Nesmy Manigat: Après Isaac, le temps des choix d'avenir

nesmy-manigatIsaac est parti, nous subissons pendant longtemps encore les conséquences de son passage. Spéculation, rareté et augmentation des prix des produits alimentaires sont à craindre après les récoltes perdues ou en risque au niveau de l’ île. En République dominicaine des plantations de riz et autres sont sous les eaux, en Haïti des pertes importantes sont constatées au niveau de l’élevage et des cultures vivrières de base. Plusieurs millions de dollars ont été engloutis. Tandis que le gouvernement dominicain se réunit avec les associations de producteurs pour discuter de la volatilité des prix, la décapitalisation et la faillite des cultivateurs haïtiens condamnent le gouvernement haïtien à s’asseoir avec des importateurs de riz pour parler de stabilisation des prix.

Lire la suite...

Questions au Premier ministre Lauren Lamothe

Par Léo Joseph

Dans la précédente édition, a été annoncée la présentation d’une enquête sur les négociations menées par l’actuel Premier ministre se servant de la société espagnole SOWCI pour bouclier, avec le gouvernement Préval. Le contrat signé éventuellement (2008), moyennant commissions aux représentants haïtiens, donne de gros avantages à la firme espagnole, écartant la compagnie des télécommunications de Bahamas, qui avait fait don d’un câble sous-marin à Haïti en échange du contrat avec la Téléco. En épluchant le document signé par les représentants du gouvernement haïtien, des irrégularités surgissent qu’il va falloir tenter d’élucider. À cause d’une panne au niveau du logiciel, au journal, il n’est pas possible de présenter, comme annoncé, l’enquête sur les relations qui existent entre la compagnie espagnole avec Laurent Lamothe, d’une part, et la Téléco avec Présumé et Castel, d’autre part.

La « Haitel n’est pas encore en vente »

Tout en donnant rendez-vous aux lecteurs pour la présentation de l’enquête promise, nous estimons qu’il est impérieux d’intervenir cette semaine sur le dossier de la Haitel, après que le directeur de la Direction générale des impôts(DGI) eut fait des déclarations le mettant aux antipodes du Premier ministre Laurent Lamothe.

En effet, à la lecture d’un article paru dans l’édition du lundi20 août 2012 du quotidien Le Nouvelliste, sous le titre « Haitel pas encore en vente », sous la plume de Robenson Alphonse, le directeur général de la DGI, responsable du dossier, fait état de mensonges ou de « manœuvre de diversion », dont l’hebdomadaire et Léo Joseph, l’auteur de l’article incriminé, serait coupables. Le patron du fisc, Joseph Clark Neptune, cite, pour étayer son accusation, une note diffusée par le secrétariat de la primature qui, dit-il, «condamne avec véhémence la campagne de diffamation gratuite orchestrée contre le gouvernement de la République par le journal Haïti-Observateur ».

En exploitant encore le document émanant du bureau du Premier ministre Lamothe, M. Neptune affirme que la note, « estime que les accusations fantaisistes lancées à l’encontre de la personne du Premier ministre, S.E.M. Laurent Salvador Lamothe, visent à discréditer l’ensemble de l’-Exécutif haïtien et à semer la confusion au sein de la population au profit d’intérêts inavoués. »

Poursuit la note cité par Joseph Clark Neptune : « Le secrétariat général de la primature, qui appelle une fois de plus ledit média à faire preuve de professionnalisme, rappelle que l’-exercice de la démocratie ne saurait être conduit sur la base de mensonges et de violation des règles fondamentales d’éthique, et se réserve le droit de prendre telle disposition que de droit», conclut cette note, écrite 11 jours après, cette fois, pour dénoncer « avec virulence les allégations fantaisistes véhiculées par le Journal Haïti Observateur selon lesquelles le Premier ministre, S.E.M Laurent Salvador Lamothe, s’apprêterait à poursuivre en justice l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Me Thierry Mayard Paul, pour détournement de fonds publics ».

Le document attribué à la primature par le patron de la DGI, et accrédité par Robeson Alphonse, termine sur cette note : « Le chef du gouvernement estime que ces graves accusations, qui éclaboussent également le nom de la première dame de la République, participent d’une volonté macabre visant à discréditer l’ensemble de l’Exécutif et à jeter le doute au sein de l’opinion au profit d’intérêts inavoués ».

En clair la note en question s’adresse à deux éditions séparées de l’hebdomadaire. Dans la première, datée du mercredi 8 août2012, H-O rapportait que suite à la mise à pied de MeThierry Mayard-Paul, le Premier ministre Lamothe avait indiqué, dans des propos tenus à son bureau, que son adversaire politique serait passible de poursuites judiciaires, car des fonds importants auraient été détournés de son ministère.

En clair, seuls des personnes ayant accès aux documents officiels et qualifiées pour connaître les dossiers peuvent établir qu’il y avait motifs de poursuites contre Me Paul. H-O ne fait que rapporter des propos qui ont été lâchés dans un espace où, sans doute, les murs ont des oreilles.

Au passage, j’aimerais savoir pour quels motifs des fonctionnaires de haut niveau de la primature ont été révoqués par le Premier ministre, dans la foulée de l’affaire Mayard-Paul.

Revenons à Haitel! À lire la note émise par la primature, citée par M. Neptune, il devient clair que les autorités du pays sont en train de mener deux action nettement séparées contre la Haitel.

En effet, le directeur de la DGI mène l’action légale contre Franck Ciné, sa famille et sa compagnie. De son côté, le Premier ministre Laurent Lamothe s’est lancé dans des négociations visant à la vente de cette société. C’est ce que Léo Joseph a fait ressortir dans l’édition du 15 août 2012.

Dans un tel cas, M.Lamothe devrait harmoniser ses actions avec celles de la DGI. Pour cette raison je pose les questions suivantes au Premier ministre :

Si la Haitel n’est pas en vente pourquoi êtes-vous en contact avec la société Nord Citadel LLC?

Si la Haitel n’est pas en vente, pourquoi le prix de 25 millions a été donné à l’acquéreur éventuel ?

Si la Haitel n’est pas en vente pourquoi avez-vous demandé et l’acquéreur éventuel a-t-il versé un montant en acompte (avaloir) ?

Pourquoi encore, au cours des négociations, l’acquéreur s’est entendu demander que sa compagnie effectue un dépôt fiduciaire d’USD 10 millions en Haïti, en plus de mettre une carte de crédit à la disposition du vendeur (ou des vendeurs) ?

De toute évidence, les acteurs dans l’affaire de la Haitel semblent avoir de bonnes raisons de ne point accorder leurs violons. Ce qui prend l’allure d’un scandale, que le Premier Lamothe et ses alliés semblent vouloir mettre au compte de l’imagination fertile d’Haïti-Observateur et de ses dirigeants, est en fait, la résultante d’une entreprise dont les responsables ne jouent pas cartes

Haiti Observateur

Les menaces et les risques qui pèsent sur l'avenir économique d'Haiti

caricature-martelly-croissance-economique

Il est important que le gouvernement mette l'accent sur la mise en place d’une politique de sécurité nationale pour répondre au phénomène de criminalité qui progresse depuis des années en Haiti. Le pays peut perdre le bénéfice de l’investissement international dans la mesure où la recrudescence de l’insécurité expose tout le monde á des risques majeurs. Il est généralement admis qu’aucun opérateur financier étranger ne va investir dans un pays où  l’Etat n’arrive pas à contrôler  la violence, l’instabilité politique et les actes de banditisme. Tout en étant  conscient de la volonté manifestée par le Premier ministre Lamothe de faire avancer les choses, il doit travailler parallèlement pour encourager l’établissement d’un climat sécuritaire  afin d’attirer les investissements étrangers.

Lire la suite...

Investissements directs étrangers : la difficile équation haïtienne


junia-barreau"Ne ratons pas cette opportunité de construire, sur cet immense malheur, une société plus juste où chacun aura sa place". Anthony Phelps

Depuis environ un an, la République d’Haïti entend prendre le virage vers un modèle de développement économique qui s’appuierait essentiellement sur les investissements directs étrangers. Dans sa quête acharnée de nouveaux capitaux étrangers, Haïti se heurte pourtant à un obstacle de taille : une perception négative du pays aux yeux de la plupart des investisseurs étrangers. « La perception d’Haïti sur la scène internationale serait un handicap majeur à sa nouvelle politique économique consistant à séduire et à conquérir les investisseurs étrangers » selon la surprenante ‘’découverte’’ de l’ancien directeur général du Centre de facilitation des investissements en Haïti, rapportée par l’hebdomadaire haïtien Le Matin[i] dans son édition du 20 juillet 2012. Or cette réalité n’est pas une découverte en soi puisqu’elle est bien connue du secteur privé haïtien ainsi que de tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont eu à travailler à l’étranger au profit d’Haïti ces trente dernières années. Beaucoup d’investisseurs qui incluaient Haïti dans leur « liste de pays d’intérêt » l’ont enlevée au cours des dix dernières années, vaincus par la lassitude d’attendre « le bon moment » pour enfin démarrer leurs projets d’affaires en Haïti.

Lire la suite...

Pourquoi y a-t-il tant de pauvres en Haïti?

isaac20-femme-seule-desolation

Pourquoi y a-t-il tant de pauvres en Haïti ? C’est à cette question délicate et sensible que l’excellentissime professeur et talentueux chroniqueur Patrice Dumont (Pépé), homme politique et historien, a tenté de répondre ce mardi 21 août 2012 dans le cadre de ce nouveau numéro de Café-Philo, espace de rencontres, de débats et de discussions sur des sujets très variés, les uns plus intéressants que les autres, animé par mon ami le philosophe et spiritualiste Ralph Jean Baptiste.

Lire la suite...

Accord de libre-échange, quel bénéfice pour l’économie haïtienne?

drapeau-haiti-dominicanie-1

La signature d’un accord de libre-échange entre Haïti et la République dominicaine est quasi-imminente. Si pour les dominicains cet accord serait bénéfique aux deux pays, certains économistes haïtiens sont très sceptiques quant à son apport à l’économie haïtienne.

Le nouveau président dominicain, M. Danilo Medina a déclaré qu’Haïti et la République dominicaine allaient prochainement parapher un accord de libre-échange qui serait bénéfique aux deux nations. Selon les officiels dominicains, cet accord devrait augmenter la production nationale et les revenus mais aussi protéger les classes moyennes et combattre la pauvreté sévissant au niveau des deux pays. Cependant, il faut rappeler que les avis sont très controversés quant aux effets réels du libre-échange sur le développement économique. Comment un tel accord peut-il être bénéfique aux nations qui le paraphent?

Lire la suite...