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Edens -Desbas - Dr Pierre Paul Cadet - Dr Emile Jean Baptiste

 
 

Edens Desbas reçoit En Direct à partir de 10h 30 AM à « l’émission Haïti d’Abord » de Radio Optimum: Dr. Joseph Pierre-Paul Cadet, MD (Président AMHE) et Dr Emile Jean Baptiste MD, PHD Science Biology

Je vous invite à écouter :

Le Dr.  Joseph Pierre-Paul Cadet, MD   Président, AMHE- Association des Médecins Haïtiens à l’Étranger et le Dr. Dr. Emile Jean Baptiste (MD and PHD Science Biology)  seront  mes invités aujourd’hui à 10hr30  sur l'émission «Haïti D’abord » de Radio Optimum à New York.
Pour Ecouter En Direct:
www.radiooptimuminter.com. Ou sur Audio Now   (712) 432-2329
Pour Participer à l’Emission :
(718) 444-5300

Dr.  Joseph Pierre-Paul Cadet, MD
 
      President, AMHE Central Executive Committee
        (Specialist General Practice and Board Certify Forensic medicine)
        Tel: 561-703-5035

Dr. Emile Jean Baptiste (MD and PHD Science Biology)
        Tel: 954-916-0813

Edens Desbas :
 Journaliste,
Commentateur Politique
 et Spécialiste en Relations Publiques
Ph : 347-546-1468

 

 
CIRH—Gouvernement de la République d’Haïti – Secteur Education

Appels à propositions

Augmenter l’accès à l’éducation en construisant de nouvelles écoles bien équipées qui respectent les normes para sinistres et architecturales de construction des bâtiments publics en Haïti et en subventionnant le salaire des enseignants et des élèves des écoles fondamentales

Contexte et logique

Avant le puissant séisme du 12 janvier 2011 qui a fortement frappé le secteur éducatif haïtien, plusieurs études avaient déjà relaté la situation critique du système. En effet, les travaux qui devaient aboutir à l’élaboration du Plan National pour l’Education et la Formation environ 10 ans plus tôt avaient globalement fait le constat que le système

  • n’arrivait pas à répondre à la demande d’éducation de la société (offre publique limitée) ;
  • formait des ressources humaines non adaptées à la situation socio-économique du pays (qualité de l’éducation mauvaise) ;
  • souffrait d’une déficience en termes de régulation (gouvernance inadéquate).
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    La décente aux enfers

    2010: l’année des catastrophes

    Par Michel SOUKAR

    Cette année, le pays a vécu les pires catastrophes de son histoire.  Ces catastrophes traduisent la faillite de l’Etat et celle de toutes les élites haïtiennes confondues.  Elles mettent également en relief l’imprévision, l’impréparation, l’impéritie, l’incrédulité et l’insouciance des dirigeants et des citoyens haïtiens. 

    A l’instar des 10 plaies d’Egypte relatées dans le livre d’Exode de la Bible, ce bilan décrit et analyse les effets de 10 des plus grandes catastrophes qui ont frappé Haïti au cours de l’année 2010 : 

    1. Catastrophe Naturelle

     Avant le 12 janvier 2010, nombreux étaient les haïtiens qui ignoraient que le pays était traversé par deux failles sismiques majeures, l’une traversant la partie septentrionale de l’île et l’autre sa partie méridionale.  Les avertissements lancés pendant deux décennies par l’ingénieur géologue haïtien Claude Preptit sont tombés dans les oreilles de sourds. 

    fLe mardi 12 janvier 2010, à 4 heures 53 minutes de l’après-midi, un séisme de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter, a frappé Haïti.  Le tremblement de terre qui s’en est suivi a causé des dégâts humains, matériels, économiques et financiers incommensurables. En 35 secondes, tous les symboles de pouvoir de l’Etat d’Haïti ont été anéantis. Le Palais national, le Palais législatif et le Palais de justice se sont effondrés et ont été ensevelis sous des amas de décombres. 

    Selon les chiffres avancés, trois cent mille personnes environ auraient péri ou disparu.  Un million cinq cent mille vivraient dans des abris de fortune et dans des conditions infra humaines. Cinq cent mille auraient déserté momentanément Port-au-Prince pour aller s’établir dans d’autres départements géographiques et villes non touchés par le tremblement de terre. Ce que semble confirmer un rapport du Fonds des Nations-Unies pour la Population (FUNUAP). f

    En outre, ce séisme af sérieusement affecté le parc immobilier national. Des dizaines d’églises, des centaines d’édifices publics, des milliers d’écoles, des centaines de milliers d’immeubles résidentiels et commerciaux sont détruits dans les départements de l’Ouest, du Sud-est et des Nippes. 

    Aucun secteur n’a été épargné. Selon la malice populaire, le tremblement de terre a principalement frappé trois (3) « E » : Etat, Ecole, Eglise.  Toute plaisfanterie mise à part, saura-t-on jamais avec exactitude le nombre de personnes décédées ou disparues vraiment à Port-au-Prince, à Delmas, à la Croix-des-Bouquets, à Ganthier, à Carrefour, à Léogane, à Jacmel, à Grand-Goave, à Petit-Goave et à Miragoane, suite au séisme du 12 janvier 2010?  Un inventaire exhaustif est nécessaire pour déterminer avec précision le nombre de magistrats, de médecins, d’ingénieurs, d’agronomes, de géographes, d’économistes, d’éducateurs, bref de professionnels décédés ou disparus sous les décombres des bureaux où ils travaillaient ou bien chez eux. 

    A ceux-là, s’ajoutent, bien entendu, les maçons, cordonniers, charpentiers, ébénistes, électriciens et autres travailleurs manuels plus les milliers de professeurs, les centaines de milliers d’élèves, d’étudiants, d’universitaires et des centaines de milliers d’anonymes décédés ou disparus.

     A quelques jours de la date anniversaire de cet événement malheureux et tragique, un exercice de mémoire s’avère indispensable.  Jusqu'à présent, le gouvernement n’a pas  encore érigé une stèle à la mémoire de tous ceux et toutes celles, toutes classes sociales confondues, qui ont perdu la vie ou disparu.

    La capitale et les villes affectées par le séisme ressemblent à des champs de ruines.  Dfes gravats jonchent de nombreuses rues de la capitale, obstruant du même coup la circulation des piétons et des véhicules.   Ces gravats font peser également une grave menace sur la santé des populations de ces régions.  

     
    Haiti: BILAN de L'ANNEE 2008

     

    Pour Arthur Volel, Sony Bastien, Jacques Mésidor disparus en 2008.

    I. Sur le plan politique


    Haïti est encore classée parmi les quatre (4) pays les plus corrompus de la planète par Transparency International, qui publie un rapport annuel sur la perception de la corruption dans le monde. Plusieurs questions dominaient le débat politique dans le pays. Parmi elles figuraient celle du renvoi du CEP dirigé par Max Mathurin, celle de la double nationalité et celle de l'organisation d'élections en vue de la mise en place des assemblées locales et du renouvellement du tiers du Sénat.

    A. Le pouvoir exécutif piétine. Sans vision ni programme, le président de la République prononçait un discours de pacotille, fade et décousu, le 1er janvier 2008, jour de la célébration du 204e anniversaire de la proclamation de l'indépendance d'Haïti, sur la Place d'Armes des Gonaïves. En panne d'inspiration et d'imagination, le président faisait la promotion d'un jus de fruit fabriqué dans le cadre d'un projet de développement local exécuté à Marmelade. Jusqu'à la fin de l'année 2008, Préval restera en panne d'idées positives, tout comme il renoncera à la dernière minute à l'invitation du Brésil de participer au sommet des chefs d'Etat d'Amérique latine et de la Caraïbe.

    Par contre, le discours qu'il prononçait, une semaine plus tard, à l'occasion de l'ouverture de la session parlementaire, était moins pâle. Il s'inspirait du Document National de Stratégie pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP).

    En somme, les projets du président Préval pour ce deuxième quinquennat ne sont pas nombreux. Ce sont la stabilisation de la situation politique du pays, la révision de la Constitution du 29 mars 1987, la construction des trois (3) centrales électriques fournies par le Venezuela dans le cadre de l'Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), la construction de quelques infrastructures routières importantes.

     
    Haiti-BILAN-ANNEE-2009

    BILAN DE L’ANNEE 2009

      

    Quand ce ne sont pas les catastrophes naturelles, ce sont l’incohérence, l’inconsistance, l’insouciance et l’incompétence des acteurs politiques, sociaux et économiques qui assombrissent le bilan de l’année.

      

    I.                   PLAN POLITIQUE

     

    Cette année encore, l’organisation non gouvernementale allemande Transparency International classe Haïti parmi les pays les plus corrompus de la planète dans son rapport sur la perception de la corruption dans le monde.  Le Département d’État a également dénoncé la corruption dans la justice et dans le gouvernement dans son rapport annuel.

     

    L’enquête sur la disparition du Président de la Commission Nationale de Passation des Marches Publics (CNMP) n’a bizarrement pas abouti. Près d’un an après, la justice et la police  sont incapables de faire le jour sur l’enlèvement de Robert Marcello le 12 janvier 2009.

     

    Le comportement de la justice laisse à désirer dans le traitement des dossiers relatifs aux scandales de drogue de Port-de-Paix et de la disparition d’un bateau de riz dans le port de Saint-Marc. 

     

    Le Président Préval dénonce pourtant la corruption dans la justice dans son discours d’installation de la commission présidentielle sur la reforme du droit et de la justice présidée par Micha Gaillard.

     
     

    " L’année 2010 sera ce que nous voulons qu’elle soit" 
    (Michel Soukar)

    Nous vous invitons à lire et à comparer les  bilans des années  2008 et 2009 par l’historien haïtien Michel Soukar. Il  a réalisé un résumé complet des principaux faits saillants qui avaient marqués ces deux années, il l’a agrémenté  d’une approche critique et analytique qui certainement ne fait pas honneur au gouvernement de Préval et aux élites haïtiennes.

    Mettant en relief le caractère décisif de l’année  2010 et les enjeux qui risquent de faire basculer le pays, une fois de plus, dans l’inconnu, Michel Soukar nous met en garde en déclarant: " l’heure est grave"

    Et il poursuit pour rappeler une vérité qui est dure a digérer :  

    Haïti n’a pas un problème de ressources naturelles.  Le problème d’Haïti, ce sont les Haïtiens.  Le problème d’Haïti, ce sont les élites intellectuelles, religieuses, politiques, économiques et sociales.   Individuellement, l’Haïtien moyen réussit sous tous les cieux sauf en Haïti.  Le problème d’Haïti, c’est nous"  (Michel Soukar)

     

    Bonne lecture.