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Scolariser 500.000 enfants exclus du système éducatif: un défi national et un impératif présidentiel |
Par Dore Guichard
Le Président de la République, Michel Joseph Martelly, fait du dossier de l'éducation l'une des priorités de son quinquennat. Dans l'une des études que j'ai réalisées en 2005 sur la politique éducative en Haïti, j'ai noté qu'il y avait 500.000 enfants d'âge scolaire qui étaient exclus du système éducatif. Aujourd'hui, le problème de financement de l'éducation en Haïti se pose en termes de fortes contraintes et de besoins croissants. Ces contraintes font référence aux pressions démographiques qui impactent la demande sociale pour la scolarisation universelle et la formation professionnelle. La faiblesse des dépenses publiques allouées à l'éducation est un fait connu. En 2011, l'État consacre à l'éducation la somme de 11.167.944.797 gourdes soit 10,51% du budget national. La raréfaction des ressources externes, la concurrence entre le financement de l'éducation et les autres priorités nées du séisme notamment le relogement des sinistrés, le financement des soins de santé et la dépendance sont des problèmes importants qui méritent de solution sciemment analysée. La pauvreté grandissante oblige les ménages à consacrer une part croissante de leurs ressources à la satisfaction de besoins plus pressants que l'éducation. L'offre d'éducation est assurée à 80% par le secteur privé, ce qui parait comme une constante depuis des années. Les besoins d'éducation et de formation en Haïti sont énormes et ne cessent de croitre du fait de la jeunesse de la population, plus de 50% de la population a moins de 21 ans. La demande croissante d'éducation est la résultante de l'explosion démographique. Ce qui a comme résultat, en valeur absolue, le pays a plus de gens en analphabète en 2011 qu'en 1960. Pour développer, le pays doit pouvoir mobiliser du capital humain comme facteur de croissance. La montée d'une classe d'âge d'incultes apparait comme une menace pour le progrès de la nation.
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Les aphorismes de Me Moïse |
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Par Me Serge H. Moise Il n’y a rien de plus déshumanisant que la peur d’aimer et d’être aimé. Pour avancer dans la vie, il ne faut rien prendre pour acquis. Les certitudes peuvent s’avérer aussi stagnantes que nocives. Le grand Descartes nous disait : Je pense donc je suis. Il aurait avantage à ajouter : J’aime donc je vis. L’indifférence envers ses semblables demeure le crime le plus odieux contre l’humanité. Hélas, la justice semble ne pas pouvoir s’en préoccuper. Les armes de destruction massive les plus dangereuses sont davantage, l’ignorance et le fanatisme, religieux ou politique. Le diplôme le plus prestigieux n’est décerné par aucun établissement de haut savoir. On ne l’obtient généralement qu’après sa mort, c’est celui d’avoir été un homme et un vrai.
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Par Me Serge H. Moïse av Nous qui sommes d’ici Et d’ailleurs. Nous qui sommes De tous les temps De tous les âges. Nous qui avons vogué Beau temps, mauvais temps Sur toutes les mers Autour de tous les continents. Nous les gueux, les sans-abri Qui avons irrigué De notre sueur et de notre sang La terre entière. Nous qui avons tant buché Semé, ensemencé Pour ne récolter que Misère et désolation.
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