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Le dialogue pour job accouche d'une première souris; Lamothe reste en place

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PETION-VILLE, Haiti (touthaiti.com) --- Quel est le rationnel derrière cette souris, un gouvernement d'ouverture, que vient d'accoucher ces petits amis et alliés de Martelly qui s'amusent à l'hôtel el Rancho avec le nouveau Cardinal désigné.

Comment vouloir organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques avec Laurent Lamothe comme premier ministre et Michel Martelly président ?

Comment conserver un gouvernement ayant a sa tête le premier ministre le plus corrompu depuis la création de ce poste et de plus est sous le coup d'une demande de mise en accusation par le sénat de la république pour son implication, d'après le rapport d'enquête du sénat, dans une rencontre à la suite de laquelle le juge en charge du dossier de corruption de Sophia Martelly la femme du président a trouvé la mort?

Comment parler de bonne gouvernance quand ce même gouvernement ayant a sa tête Laurent Lamothe a volatilisé les 3.4 millions de l'Uruguay qui ne sont jamais arrivés en Haiti selon les paroles de président du Senat.

la souris est trop grosse pour être avalée par la population, ce soi-disant dialogue n'a même pas recommandé la mise en place d 'une commission d'enquête sur les dérives de Martelly et les gaspillages de Lamothe. Tout allait bien et tout ira bien madame la Marquise!!!

La crise reste à la case de départ

En conséquence, certains des partis politiques qui ont essayé de légitimer les exactions de Martelly commencent déjà a comprendre qu'il ont été roulés dans la farine comme dirait le sénateur Moise Jean Charles. Un gouvernement d'ouverture pour donner des jobs à des politiciens a bout de souffle et qui ne peuvent vivre sans l'oxygène des fonds publics. Le problème est resté le même et nous sommes toujours a la case départ.

Nous attendons l'acte 2 de cet épisode de poker menteur

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Le dialogue accouche d'un gouvernement d'ouverture

La deuxième phase du dialogue politique a démarré, mardi, à l'hôtel El Rancho. Le consensus trouvé sur la formation d'un gouvernement d'ouverture au détriment d'un gouvernement de consensus ne fait pas l'unanimité. Retour sur la séance du jour.

La journée a été longue. Les discussions à la fois houleuses et intenses. Il fallait aboutir à un consensus sur le thème gouvernance. Dans la grande salle de l'hôtel El Rancho, le président Michel Martelly, ses conseillers, 23 représentants de partis politiques et les responsables de la Conférence épiscopale d'Haïti (CEH) se sont enfermés, loin des micros des journalistes, de 1 heure de l'après-midi à 9 heures du soir en vue de valider les ententes trouvées la semaine dernière.

Entre un gouvernement de consensus et un gouvernement d'ouverture les acteurs politiques ont passé des heures à discuter pour enfin trouver un « consensus » qui ne fait pas l'unanimité. Sur les 23 représentants de partis politiques, 19 d'entre eux, plus l'exécutif, ont l'option du gouvernement d'ouverture. Ce qui a soulevé la colère et le mécontentement des six autres organisations politiques qui ont voulu voir partir Laurent Lamothe en faveur d'un gouvernement de consensus.

Quelle est la différence entre les deux types de gouvernement ?

Le gouvernement de consensus, selon les acteurs politiques, veut dire automatiquement le renvoi du gouvernement, notamment le Premier ministre Laurent Lamothe. Ensuite, les politiques vont se mettre d'accord sur la formation et le contenu du nouveau gouvernement. Donc, ce qui implique les questions suivantes : qui va avoir tel ou tel ministère ou secrétairerie d'Etat ? Qui va avoir telle ou telle direction générale ? Comment choisir le nouveau Premier ministre... ?

Alors que pour le gouvernement d'ouverture, Laurent Lamothe reste à son poste mais ses ministres s'en vont, pour la plupart, pour faire place à d'autres sur une base d' « ouverture ». Là encore, la question : qui va avoir quoi comme poste revient, mais l'exécutif a moins de contraintes formelles.

« Après beaucoup d'échanges et deux ateliers de travail... nous sommes arrivés à cette modification : mettre en place un gouvernement d'ouverture qui inspire confiance et créer les conditions pour la réalisation d'élections libres, honnêtes et démocratiques. Mais, quelques partis politiques ont eu des réserves sur cette décision », a rapporté le cardinal Chibly Langlois dans son habituelle conférence de presse après chaque journée de dialogue.

« La gouvernance, c'est une question extrêmement compliquée, a reconnu Evans Paul, l'un des représentants de partis politiques engagés dans la deuxième phase du dialogue politique. Cependant, le leader de la KID, interrogé par Le Nouvelliste, a estimé qu'un parti politique qui veut participer aux prochaines élections ne devrait pas faire partie du gouvernement.

Evans Paul n'est pas intéressé à faire partie d'un gouvernement « pour le moment », mais comme les 18 autres acteurs politiques, il s'est rangé du côté de l'exécutif dans la formation d'un gouvernement d'ouverture. « Nous souhaitons qu'il y ait un gouvernement qui inspire confiance pouvant garantir la tenue des élections, a-t-il dit. Cependant, je crois que nous allons vers un gouvernement d'ouverture... »
Dans cette deuxième phase du dialogue, les décisions sont prises non pas par vote, mais par consensus. Chaque point de vue est pris en considération. Les 23 membres de partis politiques représentent une cinquantaine d'organisations politiques qui ont participé à la première phase du dialogue.

Pour le gouvernement de consensus, les sénateurs qui ont pris part à cette deuxième phase de dialogue ont souligné au Nouvelliste qu'ils n'ont pas la certitude que le Sénat, dans sont état actuel, allait ratifier un nouveau Premier ministre. « Si cela se trouve, le Premier ministre désigné pourrait attendre des mois avant sa ratification probable... »

Visiblement minoritaire dans sa position, la coordonatrice de Fanmi Lavalas, qui ne jure que par le renvoi du gouvernement dans son ensemble, avait l'air déçu après la rencontre. Cette organisation politique se range dans le camp de ceux qui plaident pour la formation d'un gouvernement de consensus. « Nous sommes ouverts au dialogue et nous pensons que le dialogue peut nous aider à sortir de là où nous sommes. Mais il faut qu'il y ait de la bonne volonté de tous les côtés », a indiqué Maryse Narcisse.

La coordonnatrice de Fanmi Lavalas a estimé que nous devons retourner à la Constitution de 1987 sans tenir compte des amendements faits par la 48e législature qu'elle considère comme faux. De là, selon elle, on pourra faire de « vrais amendements ».
Encore une fois, elle a appelé les partisans de Fanmi Lavalas à la mobilisation à travers tout le pays. « La population a des revendications. Il y a des problèmes partout. Le peuple peut se mobiliser pour exprimer ses frustrations », a-t-elle dit. « Nous sommes à l'écoute de la population », a-t-elle répondu sur la question à savoir est-ce que Fanmi Lavalas marche dans la logique ''vle pa vle fòk li ale ?''.
Pour sa part, le sénateur Jean William Jeanty, responsable de Kontrapèpla, a qualifié de changement cosmétique la formation d'un gouvernement d'ouverture. Les organisations politiques Kontrapèpla, Fanmi Lavalas, Fusion, OPL, Lavni, Respè et Ayisyen pou Ayiti estiment que ce n'est pas la réponse à la situation actuelle et ont clairement fait valoir leur opposition.

Autres consensus trouvés lors de la première journée de la deuxième phase du dialogue
Les acteurs politiques se sont mis d'accord sur le respect de l'indépendance des pouvoirs, sur la publication des lois votées au Parlement après la fin du délai d'objection du chef de l'Etat pour trouver une solution à la question de la détention préventive prolongée, régulation du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).

Sur le dossier des frères Florestal qui sont considérés comme des prisonniers politiques, alors que le cardinal Langlois a indiqué que le pouvoir a promis d'y réfléchir, le conseiller du président Martelly, Me Grégory Mayard-Paul, a dû intervenir après pour souligner que ce dossier est par-devant la justice, donc, l'exécutif n'a rien à y voir...

En outre, les acteurs politiques ont discuté également sur plusieurs autres points non moins importants pour le pays comme les élections, la décentralisation, le renforcement des partis politiques, le renforcement des lois régissant les ONG, la situation des collectivités territoriales, l'indépendance et la souveraineté nationale. Sur ce dernier point les acteurs politiques se sont mis d'accord sur un retrait progressif et ordonné de la Minustah, l'augmentation de l'effectif de la police nationale, la création d'un système d'intelligence nationale.

S'agissant de la Constitution, les acteurs politiques se sont mis d'accord sur l'amendement du document et la création d'une commission multipartite pouvant accompagner l'amendement. Les discussions vont se poursuivre ce mercredi sur les élections.

Robenson Geffrard
Source: Le Nouvelliste

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