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Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Jeu05232019

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Et si la manifestation du 18 novembre mettrait fin …

vertiere haiti touthaiti

Aux dilatoires politiques qu’entamaient, depuis quelques jours le Président Jovenel Moises, PM Jean Henri Céant et le Chef du Parquet de Port-au-Prince, Clamé Ocname Daméus dans l’affaire du procès contre les dilapidateurs des fonds du Petro Caribe?

En effet, le Petrocaribe est une affaire dans laquelle le pays est touché jusqu’aux os par un scandale politico-économique impliquant quatre présidents, leurs chefs de gouvernements, ministres, directeurs généraux, des firmes nationaux et internationaux aussi bien que des parlementaires dans la dilapidation de 3.8 milliards de dollars américains. Lorsque, certains Chefs d’États de la région ont pu, avec cette même aide, réaliser de grands projets dans leurs pays, donc il ya lieu de se demander où est passé cette forte somme d’argent de 3.8 de dollars américains.

 Mais avec les rapports respectivement des sénateurs Youri Latortue (Artibonite) et Evalière Beauplan (Nord-Ouest), il est claire, du viaduc de Delmas, de lampadaires et des 25 stades dites construites, que l’argent des Fonds du Petro Caribe avait été dilapidé. Selon les rapports, anpil ak anpil gagòt fèt nan kob Petro Karibe an.

En dépit de ces deux rapports qui a, finalement, mis en branle toute la société civile et politique, lors d’une rencontre avec la communauté haïtienne de France, le président de la république, issue du mouvement Tet Kale, eu a déclaré que Dosye Petro Karayib lan, se youn zafe de pesekisyon politik. Nou pwal blokel paske nou gen mounn tout kote. disait le président.

De ce discours du président de l’année dernière, comme le dossier de Petro Caribe fait des rebondissements depuis des mois, il y a, avec le mouvement des jeunes du Petro Challenger, cet éveil de conscience chez la population. Entre-temps, il y avait eu les 6, 7 et 8 juillet. Ces derniers ont conduit au départ de l’ancien PM, Jacques Guy Lafontant et d’un replâtrage de gouvernement par le nouveau PM Jean Henry Céant. Le peuple avait parlé certes, mais le président dans son entêtement, ne l’avait pas entendu. Et il ne se rendait pas compte qu’une fois de plus, que son entêtement est sur le point de conduire le pays au bord d’une grande explosion politique et sociale.  

 La manif du 17 octobre et le volte de face du président

Boom, il y avait la grande marche de colère et de protestation de la population contre les dilapidateurs des Fonds du Petro Caribe le 17 octobre 2018. Ainsi, dans son discours á Marchand Dessalines, par son caractère ambigu, le chef de l’exécutif cherchait à gagner du temps, c’est-a- dire il tend à retarder le procès de Petro Caribe dont réclame la population depuis des mois. Pour ce faire, lors d’une déclaration faite sur son compte tweeter le jeudi 18 octobre au lendemain des imposantes manifestations du 17 octobre, Jovenel Moïse écrivait ce qui suit: « L’exigence citoyenne pour que lumière soit faite sur l’utilisation des fonds PetroCaribe témoigne de la vitalité de notre démocratie. Je demande à tous les grands commis de l’Etat indexés ayant eu une part active dans la gestion de ces fonds de se mettre à disposition de la justice. », avait affirmé le president Tet kale sur son compte Twitter.

 Comme circonstance oblige, le chef de l’Etat ne s’est pas seulement contenté de son discours et de son premier tweet, puisque dans un deuxième tweet, Jovenel Moïse demande au Chef du Gouvernement de donner tous les accompagnements requis aux institutions concernées, notamment l’appareil judiciaire pour que lumière soit faite sur l’utilisation des Fonds PetroCaribe. Personne n’échappera à la justice. C’est un devoir moral et de justice. »

 Enfin, son troisième message disait ceci: « Toutes les firmes qui ont encaissé l’argent du contribuable et qui n’ont pas honoré leur engagement seront poursuivies, d’où qu’elles soient, conformément à la loi. Je demande aux représentants légaux de l’Etat de s’en charger suivant les formes légalement requises ». En dépit de toutes ses déclarations et ordres passés du chef de l’État aux institutions étatiques du pays, certains analystes politiques aussi bien que les membres dites de l’opposition les ont interprétés comme: bonnet blanc ou blanc bonnet.

 Entre-temps, de part et d’autres, on se posait des questions. Certaines avaient obtenu des réponses et d'autres méritent que l'on s'attarde dessus. A dessein, certains se demandaient quelles seraient les retombées positives des démarches du chef de l’Etat dans ce procès. Déjà, la crédibilité de celui-ci est soumise à rude épreuve. Mais le plus important de tous ces questionnements est: cette volte de face rapide du chef du Palais national dans ce dossier. Puisque, depuis leur investiture en février 2017, le président et ses alliés politiques que de l’international et du secteur des affaires, ils n’avaient pas eu de velléité á résoudre les grands dossiers et problèmes politiques du pays.

Bref. Peu importe ce que dise ou pense les leaders de l’opposition, dans une tentative de sauvegarder son mandat qui est, par suite des soulèvements populaires sur tout le territoire, devenu vulnérable, le président a mis fin aux fonctions de dix conseillers spéciaux et de six conseillers pour des projets et domaines spécifiques qui intervenaient au plus proche de lui au palais national. Mais, cela est-il suffisant pour rendre possible le procès ou peut-il se faire avec le président?  

 Le procès des Fonds du Petro Caribe est-il possible avec Jovenel?

Comment parler de changements politique et social pour les masses et surtout du procès des Fonds du Petro Caribe surtout lorsqu’on sait comment le président était arrivé au pouvoir. Quand les élections auxquelles il est arrivé au pouvoir étaient non seulement contestées par la classe politique, mais étaient aussi, grandement, supportées par la communauté internationale et la majorité des élites économiques du pays, il y a lieu de questionner le chef de l’État et son administration dans bien nombre de dossiers. De plus, comment parler de procès de Petro Caribe quand le président aussi bien que beaucoup de ses alliés politiques et économiques sont impliqués dans cette affaire. A tel enseigne, tout en participant á l’une des émissions de radios de New York, un activiste eut a se demander: un corrupteur peut-il combattre la corruption. Quant à Me. André Michel, il dit que le président est placé au pouvoir par des voleurs (Ramase de Radio Caraibes, 3 novembre 2018).

En outre, si quelques jours avant et durant la manifestation du 17 octobre le Parquet de Port-au-Prince et la police étaient au premier loges des pratiques de percussions politiques et de répressions contre le mouvement populaire, force est de constater que l’autre branche du pouvoir exécutive se mobilisait afin de faire obstacles aux mouvements de protestations qui chaque jour grandisse au pays. Au lendemain du 17 octobre, pour déstabiliser le mouvement populaire contre les dilapidateurs des Fonds du Petro Caribe, quand ce n’est pas le Président, c’est au tour du PM et du Chef du Parquet de Port-au-Prince de s’attaquer sur tous les fronts. Force est de constater aussi, en dépit de tout, leurs efforts restent sans effets sur l’idée de mobilisation de la population. 

Céant et son idée de commission 

Tout en ne disposant pas de grandes marges de manœuvres et de pouvoirs politiques, le PM Céant veut, lui aussi, casser la mobilisation grandissante dans le pays. Il a lui-même initié le programme de Jeudi Petro. Il n’a même pas eu le temps d’avoir eu sa première rencontre du Jeudi Petro, il s’est déjà lancé dans une affaire de commission. Mache prese l’oblige. Plus d'un mois depuis qu'il est à la tête de la Primature, Jean-Henry Céant se plonge enfin dans le dossier PetroCaribe. En effet, pour montrer que la recherche de la vérité dans cette affaire constitue sa priorité, le Premier ministre a annoncé, le lundi 22 octobre 2018, la création d’une commission indépendante. Une action qu'il compte poser afin, dit-il, d’arriver à un procès juste et équitable, qui se déroulera dans la transparence. Quand est-il du Chef de Parquet de Port-au-Prince, Me. Ocname Dameus 

Le Chef du Parquet de Port-au-Prince et ses lettres de convocations

 La génération des années 80 se souvient encore de ce refrain du tube Vakans du Systeme Band: j’envoie des lettres par ci par là. Lettres de révocations. Lettres de réconciliations. Dans le cas de Me. Ocname, ce sont des lettres de convocations. Mis á par les tweets du président et le mache presse du PM Céant, est suivi, un mouvement de convocation par le Chef du Parquet de Port-au-Prince, les anciens PM Laurent Lamothe, Madame Michèle Duvivier Pierre Louis et, Patrice Milfort, époux de Anne Valerie Milfort, membre du parti politique PHTK. Alors que le commissaire du gouvernement invite deux anciens premiers ministres et un responsable de firme privée à son bureau dans le cadre de PetroCaribe, des avocats et des leaders de l’opposition criaient aux dilatoires politiques du pouvoir. Questions encore de gagner du temps. 

Les actions des dirigeants sont-ils des manœuvres politiques? 

Nous en avons tous assez des beaux discours et des manœuvres dilatoires de Jovenel, du Notaire Céant et de Me. Ocname, disait un membre de l’opposition. Les déclarations de Jovenel sont aujourd’hui inacceptable, d’autant que le président et ses proches du Palais et partout ailleurs ne sont pas en odeur de sainteté dans le dossier de Petro Caribe, avait-on appris d’un étudiant de la Faculté d’ethnologie. Ainsi, par ces actions, que ce soient Jovenel, Céant et Ocname, ils essaient de prendre des mesures qui dans la foulée ne seraient que des manœuvres politiques puisque les circonstances qui sont á l’origine de l’urgence, n’est encore une fois, une façon pour tenter de dissimuler la réalité du problème de procès des Fonds du Petro Caribe.

 En ayant recours á ces actions, il permet á plus d’un, surtout ceux du secteur de l’opposition d’en avoir de sérieux doutes non seulement sur la sincérité du président, mais aussi de son engagement en faveur le bon déroulement du jugement de ceux-là qui qui ont dilapidés les Fonds du Petro Caribe. En fait, s’il y a une leçon a apprise des décisions du chef de l’État, du PM et du Chef du Parquet de Port-au-Prince c’est qu’elle a mis de la gazoline sur le feu de mobilisation initié depuis quelques mois par la population. Car l’heure n’est pas aux tours de passe-passe et aux beaux discours politiques, mais bien á l’action. Par action, cela sous-entend le jugement de tous ceux et toutes celles qui ont gargoté 3.8 milliards de dollars des Fonds du Petro Caribe. 

Soulèvements des groupes armés dans certaines zones 

Dans l’intervalle, sous les yeux de la présidence, la police nationale et autres institutions du pays, la situation socio politique se détériore. Depuis bien des mois, Haiti vit une situation de tension généralisée qui fait peur. Quand ce n’est pas á Grand Ravine,Ti Bwa, Village de Dieu ou au Bicentenaire dans l’air métropolitaine, ce sont dans presque toutes les grandes villes du pays que les armes automatiques se sont fait entendre. Face à cette situation, on a l’impression que toutes les institutions sont impuissantes á ce qui se passe au pays. Selon un professeur qui vient d’une visite en Haïti, il cite, après presque une dizaine de morts et d’un nombre incalculable de blessés, suivi du désordre au Bel air et á l’église ou devait chanter les funérailles des personnes tuées lors de la grande manifestation du 17 octobre, Haïti est prête pour une grande explosion. Je laisse le pays dans un état tel qu’il est prête pour tout chambardement, déclarait le professeur du département des sciences politiques d‘une université d’État de New York á Albany.    

Mais comment, en si peu de temps, le pays est arrivé á ce point de révolte de non-retour. Quand on sait que ce soient lors du budget de l’année dernière ou la hausse des prix du carburant, le peuple était tellement passif qu’on lui attribuait le nom d’un peuple zombifié. A l’époque, le pouvoir pensait que tout était autorisé. 

L’idée d’une autre manif dans un contexte difficile 

Il est vrai que depuis un certain temps, on parlait du Petro Caribe. Il y a aussi les deux rapports des deux sénateurs en fonction certes, mais la participation sur les réseaux sociaux des jeunes du Petro Challenge á donner une autre dimension á ce combat. Oui, ce mouvement est la goutte d’eau qui a fait renverser la vase. C’est cette gazoline ajouté au feu de mobilisation contre les dilapidateurs, suivi des seating devant la Cour Supérieur des Comptes et les manifestations dans les matinées du dimanche, qui a non seulement enflammé la cause, mais aussi enfanté le 17 octobre. Donc, on ne peut pas marcher le jour de la commémoration de la mort de l’Empereur Jean Jacques Dessalines et ne pas manifester le jour de la bataille de Vertières pour finalement se débarrasser contre les trafiquants, voleurs et corrompus de tout acabit, ajoutaient un groupe d’étudiants finissant des Facultés des Sciences Humaines, IERAH, INAGHEI et de Droit de Port-au-Prince.

Tout en analysant les déclarations de tout en chacun, Haïti est considéré aujourd’hui comme un baril de poudre qui n’attend qu’une étincelle pour exploser. Donc, c’est dans cette Haïti instable, fragile ou tout peut arriver que l’annonce d’une autre grande manifestation soit lancée par ceux-là même qui avaient planifié celle du 17 octobre. 

La manifestation du 18 novembre 

Deux cents quinze ans après l’épopée de Vertières, nationalement, le peuple se lance encore dans une autre bataille contre les dilapidateurs des Fonds du Petro Caribe, Si la bataille de Vertières s'est déroulée à Vertières près du Cap-Français dans le Nord de l'ancienne colonie française de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti) le 18 novembre 1803, mais la victoire de ces Héros en ce jour a permis á tous les esclaves de la colonie, du Nord au Sud et de l’Est á l’Ouest, d’être libéré des chaines de l’esclavage des colons blancs. Certes, cette dernière bataille opposait les troupes commandées par le général de Rochambeau à celles du général Jean-Jacques Dessalines, chef indépendantiste, né esclave. Mais aujourd’hui, le combat du peuple haïtien dans les dix départements du pays aussi bien des compatriotes de l’extérieur est une bataille contre les corrupteurs et corrompus á l’intérieur comme de l’extérieur qui ont dilapidé les Fonds du Petro Caribe. Comme le combat de Verières fut la dernière bataille de l'expédition de Saint-Domingue, ainsi, en choisissant de manifester le 18 novembre 2018, cette marche historique mettrait elle fin aux manœuvres politiques enclenchées par les dilapidateurs et alliés, particulièrement le Président, le PM et le Chef de Parquet de Port-au-Prince? 

Comme il était dans l’obligation pour l’armée indigène de s’emparer de Vertières dans le but de prendre possession de la ville du Cap, ainsi se vouloir le peuple haïtien dans le cadre de son combat contre les dilapidateurs des Fonds du Petro Caribe.   

La manifestation du 18 novembre serait-elle le dernier combat…          

La grande question d’aujourd’hui est, si cette grande marche, comme il est prévu par les organisateurs, mettrait fin aux pouvoirs du président Jovenel Moises et les parlementaires corrompus, le pays ou l’opposition serait-il capable d’assumer la transition et monter une bonne équipe capable pour faire le Procès des Fonds du Petro Caribe dont réclame le peuple. La classe politique, la société civile, la classe des affaires, les étudiants, petrochallengers etc seront-ils en mesure de faire le dépassement pour trouver une formule capable de faire marcher l’administration publique au profit de la grande majorité? Si non, ce sera encore, ôte-toi de là que je m’y mette.

Par bonne gouvernance, cela sous-entend une équipe d’hommes et de femmes qui ont, non seulement toutes les bonnes volontés, mais aussi qui sont, en termes d’expériences et de compétences, capable de remodeler les politiques de gestions publiques en vue de faire face au grand défi de développements qui les attendaient. Mis á part des connaissances du terrain que doivent avoir ces nouveaux dirigeants, cette équipe doit savoir aussi comment jongler avec les partenaires de l’international. Car, dans les politiques de développement des organisations internationales, la « bonne gouvernance » a des contenus bien différents selon les acteurs en présence. L'origine et l'évolution historique du concept de bonne gouvernance permet de comprendre les objectifs de ce concept qui s'inscrit dans des politiques néolibérales. 

Car, prendre le pouvoir nécessite qu’on définisse une politique publique et les stratégies á court et á long terme. Ce qui explique que cette nouvelle équipe doit redéfinir le type d’économie-politique qu’elle veut dessiner pour le pays. Entrée dans un compromis ou accord sans comprendre les moindres petits détails qui se sont attachés dans les longues listes d’accords des soit disant pays amis ou bailleurs internationaux risqueraient de reconduire le pays dans les mêmes problèmes avec les FMI, Banque mondiale et consort. Car il n’est pas s’en savoir que le concept de bonne gouvernance tire son origine des institutions financières. Dans le contexte d’une économie internationale d’endettement dans les années 70, le FMI et la Banque Mondiale sont intervenus dans la détermination des politiques des pays endettés, notamment au travers des programmes d’ajustement structurel (programmes de réformes économiques). La Banque Mondiale prônait l'État minimum. Mais au vu des nombreuses critiques et de l’inefficacité de ces programmes, la Banque Mondiale change de discours et prône alors l'État au service du marché. La notion de bonne gouvernance fait alors son apparition dans la publication par la Banque Mondiale du rapport sur l’Afrique Sub-saharienne en 1989. Dans ce bilan, la Banque Mondiale justifie l’impossibilité d’application de son programme d’ajustement structurel, par le manque de bonne gouvernance des pays concernés. L’appareil étatique doit être d’avantage efficient, fort et autonome afin d’avoir les capacités de mettre en place les programmes de la Banque Mondiale et développer une économie stable et compétitive. La banque mondiale propose alors des réformes institutionnelles pour les pays en voie de développement dans ses deux rapports « Gouvernance and Developpement » en 1992 et « Gouvernance. The World Bank’s perspective » en 1994. 

Prof. Esau Jean-Baptiste
Albany, New York
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Le Nouvelliste- 18 hauts responsables démis de leurs fonctions, PetroCaribe pousse le président Moïse à faire le ménage au Palais national-Publié le 2018-10-22

PetroCaribe: Jean-Henry Céant annonce la création d'une commission indépendante, publié le 2018-10-22

PNUD, Bonne gouvernance et croissance économique, http://www.imf.org/external/country/civ/rr/2007/102207.pdf

Banque Mondiale, L’Afrique sub-saharienne. De la crise à une croissance durable. Etude de prospective à long terme, Washington, 1989

Jolle DEMERS, Alex E. FERNANDEZ, Jilberto and Barbara HOGENBOOM, Good Governance and democracy in a world of neoliberal regimes, P183 

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