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Haïti-Observateur: Lamothe l’a échappé belle et s’est précipité sur une arbitration pour ne pas perdre la face

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Nous sommes surpris par la grosse machine de propagande payée par Laurent Lamothe pour clamer une prétendue victoire sur Haïti-Observateur a déclaré le combattif Leo Joseph Rédacteur en chef de Haïti-Observateur.

Il faut remarquer que la « fausse  bonne nouvelle » a été une note de presse par une agence de relation publique une insertion demandée donc payée par Laurent Lamothe pour induire en erreur ou donner une demi vérité en sa faveur.

Où est le jugement pris en faveur de Laurent Lamothe ?   Nulle part

En réalité, Laurent s’est précipité comme un enfant affamé sur une proposition du juge pour accepter une arbitration car en aucun cas il ne pourrait gagner un procès en diffamation contre un journal qui a pris le soin d’étayer ses informations en utilisant des sources combinées et des conversations pour aboutir a une conclusion qui est en fait son interprétation d’un évènement dans lequel Laurent Lamothe était impliqué jusqu’au cou.

Après avoir été obligé de payer une amende et contraint de se faire filmer lors de sa première déposition, Laurent Lamothe en bon intelligent (sens haïtien du terme) n’a pas voulu être l’acteur principal ou chef bandit du spectacle ahurissant de se voir devant les télévisions du monde entier lors d’un procès contre la presse indépendante.

Intimidation de la presse indépendante

L’objectif fondamental de Laurent Lamothe était d’intimider la presse indépendante celle qu’il ne pouvait pas acheter. Leo Joseph de Haïti-Observateur a tenu tête à cet homme qui dispose de toutes les ressources de l’état haïtien et qui sans état d’âme est prêt a les utiliser pour atteindre son objectif comme il l’a fait a maintes reprises au parlement haïtien. De ce point de vue Laurent Lamothe a piteusement échoué.

D’ailleurs, le témoin à charge de Laurent Lamothe n’a pas délivré contrairement aux espérances du bandit légal de peur d’être en contravention avec la justice américaine voir l’article plus bas.

Sur une autre note,   qui paie pour ces voyages incessants devant le tribunal de la Floride de Laurent Lamothe ?

Tout Haïti vous invite à lire le compte rendu de l’article d’Haïti-Observateur paru en première page de l’édition du mercredi 30 octobre 2013

Un règlement par arbitrage met fin à l’affaire

DANS LE PROCÈS INTENTÉ PAR LAURENT LAMOTHE ET PATRICE BAKER CONTRE LÉO JOSEPH ET HAÏTI-OBSERVATEUR

 Laurent Lamothe a saisi la pêche qui lui a été tendue par le juge arbitral

 Le procès intenté par Laurent Lamothe et Patrice Baker contre Léo Joseph et Haïti-Observateur s’est terminé à la faveur d’un règlement par arbitrage, au moment où les avocats de l’accusé attendaient une décision du juge Ursula Ungaro, qui avait la charge du dossier, sur la requête d’un « jugement sommaire » contre les accusateurs. Après avoir constaté, suite aux dépositions des témoins — mais surtout du témoin vedette de Lamothe et de Baker — qu’il n’y avait aucun argument pour supporter leurs accusations, le juge avait décidé de référer le dossier à l’arbitrage. S’il s’agissait d’un match de football, on dirait que le Premier ministre haïtien « a été sauvé par le gong ».

En effet, le lundi 27 août, au C. Clyde Atkins Federal Court House, à partir de 9 h 30 du matin, a débuté la séance de médiation présidée par le juge de première instance John J. O’Sullivan. Il était prévu que toutes les parties devaient se présenter avec leurs avocats. Laurent Lamothe et Patrice Baker n’ont pas raté ce rendez-vous. Ils étaient accompagnés de leurs trois avocats américains et quatre haïtiens, à savoir, venus d’Haïti : Garry Lissade, Salim Soukar, Michel Brunache et Bertrand Madsen, qui, lui, pratique le droit à New York. Léo Joseph était également présent, accompagné par son avocat, Scott Ponce.

Les plaignants et les accusés se sont rencontrés pour la première fois. Les salutations d’accueil ont été échangées au coin de la convivialité et de la bonne humeur. Cette première prise de contact exécutée, les parties et leurs défenseurs respectifs prenaient place dans le hall d’attente.

À l’heure indiquée, le juge appela à son bureau, d’abord les avocats des plaignants pour une discussion qui a duré environ quinze minutes. Puis il envoya ces personnes attendre dans la salle réservés aux jurés, avant d’inviter les avocats de l’accusé dans son cabinet. Quelque dix minutes plus tard, les deux parties et leurs avocats étaient appelés pour une intervention (une sorte de plaidoirie brève) par un avocat de l’accusation et un autre de la défense.

Prenant la parole, d’abord, au nom de Lamothe et Baker, Me Ron Denman a précisé que ses clients « allaient gagner le procès » dès que le jury aura pris connaissance du dossier et analysé les évidences soumises par l’accusation. Selon lui, les membres du jury sauront que Haiti-Observateur était démuni économiquement et que c’était Franck Ciné qui finançait le journal. Il a affirmé que l’article ayant fait état de la vente de la Haitel à la compagnie Nord Citadel est un tissu de mensonges, puisque Michael Charles, le vice-président de cette compagnie, a déclaré, sous serment, que tous les faits rapportés par Léo Joseph n’avaient aucun fondement.

Denman a fait remarquer également que le témoin Jehan Coliman avait fait une déclaration selon laquelle en 2008, une valeur de 20 000 $ USD était transférée au « compte privé » de Léo Joseph sous forme de paiement (« pour publicités et autres faveurs ». M. Colimon semble se tromper, car le transfert en question représentant le paiement d’une facture semestrielle pour publicité, était effectué de préférence sur le compte d’Haïti-Observateur.

À noter aussi que faite quelque jours après sa Déposition, cette déclaration de Colimon n’aurait aucun impact sur une éventuelle décision du tribunal.

 L’avocat de Léo Joseph accusé de pontifier

Prenant la parole à son tour, Me Scott Ponce, avocat de Léo Joseph et d’Haïti-Observateur, a expliqué que MM. Lamothe et Baker n’auront « aucune chance », selon le Premier amendement de la Constitution des États-Unis, d’arguer avec succès que Léo Joseph écrivait son article « avec méchanceté » et savait que les faits qu’il rapportait étaient faux, « au moment où il les traitait ». Il a souligné que tous les journalistes qui ont été l’objet de procès en diffamation, aux États-Unis, n’ont jamais été trouvés coupables.

Me Ponce a quelque peu blessé la susceptibilité de Ron Denman lorsqu’il a invité ce dernier à revisiter la Constitution en ce qui a trait à la liberté de presse. C’est ce qui a porté ce dernier à réagir en accusant l’avocat de Léo Joseph de « pontifier ».

 Un intense va-et-vient du juge O’Sullivan

Après l’intervention de l’avocat de la défense, on passa aux négociations en vue d’un règlement arbitral du procès. Les deux parties installées dans des salles séparées, Lamothe et Baker et compagnie dans la salle des jurés; Léo Joseph et ses avocats confinés dans le cabinet du juge. Un intense va-et-vient se déroulait pendant deux bonnes heures au cours duquel le juge d’arbitrage transmettait les propositions et contre-proposition de part et d’autre.

Pour commencer, le juge O’Sullivan, après consultation avec l’accusation, arriva avec la proposition suivante : que Léo Joseph accepte de publier un article qui serait un démenti des affirmations faites dans le journal au sujet de Lamothe et la vente de la Haitel. Le directeur du journal opposa un « non » catégorique, expliquant au juge que cette demande avait été faite au début par les avocats de Lamothe et qu’une telle prétention était rejetée carrément.

Le juge fit demi-tour et se rendit à l’autre salle. Il en revint avec une nouvelle proposition : un texte griffonné sans doute par les avocats de Lamothe/Baker disant que suite à la divulgation de documents, il a été constaté que les faits rapportés dans le journal ne concordaient pas avec la vérité. Encore un autre refus de Léo Joseph de donner dans le panneau, expliquant au juge que les faits rapportés dans l’article incriminé étaient vrais au moment de leur publication et l’auteur pense que rien n’a changé depuis. Aussi Léo Joseph a-t-il souligné pourquoi Lamothe et consorts ne rédigent-ils pas un document eux-mpemes qui sera soumis pour publication après analyse ?

De toute évidence, Lamothe a saisi la perche qui lui était tendue. Car reparti encore une nouvelle fois, le juge revint avec la proposition suivante : la publication de la Déclaration de Michael Charles, le président de Nord Citadelle, l’homme qui négociait avec Franck Ciné en vue de l’achat de la Haitel.

Léo Joseph a répondu qu’il accepterait volontiers de publier intégralement ce document, tout en se réservant le droit de publier une réfutation.

Aucune objection de la part de l’autre camp à ce que Léo Joseph publie une réplique. Toutefois, il a demandé s’il est possible que cette réfutation soit insérée dans une édition différente de et ultérieure à celle dans laquelle sera publié la Déclaration de Charles.

Encore une fois, Léo Joseph a donné son agrément. Il ne restait plus qu’à déterminer la date de parution de ce document. L’éditeur fit savoir qu’il pourrait assurer cette publication dans l’édition du 6 octobre 2013. M. Joseph demanda ensuite que le document soit soumis en fichier Microsoft Word ou WordPerfect, car la version PDF ne se prête pas bien aux exigences de la pagination.

Avant 8 heures p.m., ce lundi 28 octobre, la version Word de la Déclaration de Michael Charles était expédiée à la Rédaction via l’avocat d’Haïti-Observateur.

 Lamothe déclare victoire

Plus tard, ce même soir, l’internet était bombardé de textes, communiqués, tweets et autres moyens de communication faisant accroire que Laurent Lamothe a gagné le procès contre Léo Joseph et qu’on venait de lui fermer définitivement la gueule.

Les documents sont disponibles et il y a beaucoup à rapporter sur le cheminement de ce dossier. Mais en attendant, Léo Joseph tient à rappeler à tout un chacun que la vérité à la tête dure. Car, même ceux qui cherchent à cacher les faits entourant la mort suspecte du juge Jean Serge Joseph seront étonnés de constater qu’ils ne pourront pas garder secrètes, encore longtemps, les circonstances entourant la disparition de ce magistrat intègre et digne du respect de la nation.

Dans la prochaine édition, d’autres révélations sur le procès et les accusateurs.

Haiti-Observateur

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