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Pour $ 400 000 : Oriel Jean a vendu Jean Bertrand Aristide!

oriel-jean-prisonPar Evens Dubois * ---- Depuis quelques jours, l’ancien secrétaire d’état à la communication du gouvernement fantoche Guyler C Delva mène une véritable croisade contre le président Jean-Bertrand Aristide dans le dossier du journaliste crapuleusement assassiné le 3 avril 2000 Jean Léopold Dominique. Quel est le véritable objectif de cet ancien journaliste?  Faire coffrer le président en faisant croire que c’est lui le véritable auteur intellectuel en dépit d’un rapport l’ayant totalement  blanchi. Qu'est ce qui se cache derrière cet acharnement de Guyler C Delva?

 L’une des personnes sur laquelle repose le travail du juge Yvikel Dambrezil est le témoignage de Mr Oriel Jean. Ce dernier est le dernier  chef de Sécurité du Palais national sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide. En 2008, il téléphone à Guyler C Delva  de Miami pour lui affirmer qu’il est prêt à lui fournir des indications claires et précises dans le cadre du dossier de l’assassinat de Jean-Léopold Dominique. Entretemps, René Préval avait crée une commission bidon dont il avait le secret pour faire le jour sur les cas des journalistes tués durant les années 2000. La mariée étant trop belle : Guy C Delva sauta dans le premier vol pour une rencontre préliminaire avec le sieur Oriel Jean, car flairant un bon coup. Cet ancien chef de la Sécurité présidentielle caressa un rêve fou: celui de rentrer en possession de  l’une de ses maisons située a Belleville achetée en 2003 pour une valeur de $400.000. Sous la dictée du gouvernement américain, René Préval avait procédé, légalement, à la saisie des biens de plusieurs personnalités proches d’Aristide qui purgeaient des peines à cause de leur implication à des degrés divers dans le trafic illicite de la drogue.

 De retour à Port-au-Prince, Guy C Delva fit son rapport à René Préval. Pour lui prouver sa bonne foi, l’ancien chef d’État officialisa, avec l’assentiment des Américains, une commission rogatoire chargée d’interroger devant les autorités policières de Miami, tous les individus incarcérés dans le cadre dans ce trafic illicite dans cet État. Cette dite-commission n’était  en réalité une sorte de fiction: le super commissaire du gouvernement d’alors, Claudy Gassant n’était venu que pour Oriel Jean. Avant  que celui-ci ne se mette à chanter, il exigea l’annulation de toutes les mesures prises contre ses biens sous saisie. Une fois le deal accepté, grâce au bon soin de la Drug Enfoncement Agency(DEA), il offrit un luxe de détails qui auraient établi la responsabilité directe  du président Jean-Bertrand Aristide. Somme de donne des preuves, il bafouilla mentionnant qu’il a quelques dossiers en sa possession cachés en Haïti et qu’une fois au pays, il saura ou les retrouver. En réalité, il bluffait comme un joueur de poker. Il pensait jouer au “met dame».

Oriel Jean exigeait un aller retour Miami Port-au-Prince-Miami en bonne et due forme.

Il savait très bien qu’il est sur le coup d’une déportation et qu’une fois hors des États- unis, il sera dans l’impossibilité de revenir. Voyant que sa demande ne serait jamais agrée, il changea son fusil d’épaule. Il affirma que dans le cadre d’un procès sérieux, il présenterait les ”preuves ”qu’il détiendrait. Devant le commissaire Claudy Gassant, il expliquait avoir mis René Préval au courant du plan d’assassinat de Jean Léopold Dominique en lui disant : ”Prezidan si m te oumenm, mwen ta bay Jean Dominique yon kouveti sekirite, wi.”.Mis au courant d’une telle déposition, René Préval mit en veilleuse sa commission bidon. Oriel Jean, à mots couvert, accuse René Préval  de non assistance à personne en danger. Cela pourrait alimenter d’autres interrogations et débats gênant pour l’ancien chef de l’État.

 Oriel Jean : un individu sans scrupules?

oriel-jean-menotteUne petite anecdote. Lors des funérailles du très regretté Père Gérard Jean Juste, l’ancienne sénatrice Mirlande Luberice regardait Oriel Jean avec une véritable répulsion. Les gens présents pensaient qu’elle allait vomir. L’ancien chef de sécurité  du président Aristide s’emporta en déclarant : ”Say genyen  w ap gade m konsa? Se pou m te bay yon vyann pou jwenn byen m yo! " Oriel Jean ferait n’importe quoi pour parvenir a ses fins. C’est un individu sans scrupules, borné et teigneux. Après s’être échappé lors du coup d’état du 29 février 2004, il s’était fait coincer dans un aéroport au Canada avec la fabuleuse somme de 300.000 dollars américains et d’un cheque d’un montant de 17.000 américains. Car, il pensait qu’une fois la débâcle consommée, il allait refaire sa vie la bas. Mais c’était bien compté, mal calculé. Le gouvernement canadien l’expédia comme un mauvais colis aux États Unis puisque recherché par la Drug Enfoncement Agency (DEA). Il a été condamné à de très Lourdes peines aussi il avait obtenu une réduction de peine de quatre à cinq ans en vendant ses amis. Il a même été admis sur la liste de «témoins sous protection”. Il témoigna contre son ancien patron Sergo Persévérance dans le trafic de la drogue lors de son procès à Miami. Ce dernier est un ancien tenancier de borlette. Rudy Terrassant, l’ancien commandant de la BRI, a été coincé grâce à Oriel Jean. Ces deux individus sont les seuls à avoir reçu de Lourdes peines de prison et continuent à les purger. Une fois libéré, Oriel Jean ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Preuve qu’il avait bien joué son rôle d’informateur et de dénonciateur : il était employé au sein du service de sécurité de l’aéroport international de Fort Lauderdale. Son job : aider à filtrer les passagers sur les vols en provenance d’Haïti. Cela avait provoqué un certain malaise dans la communauté haïtienne. Il n’avait pas les qualités requises, entre autres la citoyenneté  américaine, pour occuper un tel poste. Il était devenu une espèce de pestiféré aux yeux de plus d’un. Ou du moins ceux qui connaissent son passé.

 Guy C Delva : espion ou mercenaire?

 Le fondateur de SOS Journaliste avait raté d’un poil ce dossier sous l’administration de Préval. Celui-ci ne prenait pas au sérieux  la déposition d’Oriel Jean. En bon opportuniste qu’il est, Guy Delva a opéré un virage à 90 degrés en passant avec armes et bagages dans le camp de M. Michel Martelly. Pour donner des gages et montrer qu’il peut être un bon lèche-cul et  ce, sous n’importe quelle administration, il vend le dossier Jean Dominique au pouvoir Tèt Kale. L’autre raison qui a poussé Mr Delva a adopté cette attitude mercenaire: il voulait se faire pardonner. Jouant de sa proximité avec le pouvoir Préval, il était au courant de certains dossiers. Entres autres, celui de Rudolph Boulos. Un ennemi acharné de l’ancien président au Parlement. Il a été le premier à révéler la nationalité américaine de ce dernier.

 Ce Rudophe Boulos est un membre influent de la minorité économique. Il avait financé un Thinkthank basé à Washington ayant joué un rôle dans le mouvement qui devait porter le Président Aristide à quitter le pays le 29 février 2004. Accusé d’être un des commanditaires du  double crime du 3 Avril 2000, Mr Boulos choisit de se refugier en République dominicaine où il a investi aussi. Pris de panique Guy Delva se refugie à l’étranger: il était conscient d’avoir avili l’homme d’affaires. Et ces gens ont le bras long; n’importe accident pourrait survenir. Étant à l’étranger, il téléphone à René Préval pleurant à chaudes larmes, lui disant qu’il n’en peut plus de cet exil forcé et promit de rester tranquille et muet comme une carpe. C’est ainsi qu’il reçut une voiture blindée  pour vaquer à ses occupations. Dès lors, Guy Delva oublia la première lettre du nom Boulos. Entretemps, Entre-temps, Préval  se réconcilia avec les Boulos, non seulement en faisant  remettre un passeport haïtien à Rudy Boulos, mais aussi en nommant son frère Reginald au sein d’une de ses commissions présidentielles après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Guy Delva est un lâche. Comme tout lâche qui se respecte, il lèche le cul des puissants mais est arrogant avec les faibles. Conscient d’avoir été utilisé dans le dossier de Rudy Boulos et ayant peur des représailles, il se faufila toute honte bue  entre les jambes des bracelets roses à l’arrivée de M. Michel Martelly au pouvoir. Muni de sa carte passe-partout de journaliste, il accompagna Martelly lors de ses  tournées .L’on s’en souvient : il avait été tabassé par des sbires de ce dernier  lors de la campagne électorale. Le dossier de Jean Dominique était devenu  une sorte de précieux sésame, un  produit de marchandage avec lequel il s’est donne du poids pour forcer son admission au sein de la nouvelle équipe au pouvoir qu’il sait être des ennemis  intimes et viscéraux du président Jean-Bertrand Aristide. Encore une fois, il reprend  la  même sale besogne  qui avait été la sienne sous lui  Préval celui  une  espèce de poil à gratter. D’abord, il commence par dénigrer l’opposition anti-Martelly dans une certaine presse. De puis quelques jours, sa capacité de nuisance est montée d’un cran. Il a  été accusé par les avocats d’Aristide d’être de mèche avec le pouvoir Tèt Kale dans l’agitation du dossier Jean Dominique.

 Pour faire bien son travail, Michel Martelly et Laurent Lamothe lui ont demandé de rester derrière le rideau exit le titre de conseiller de Martelly. Il  continue  à  recevoir son émolument mensuel pour le titre, mais aussi il est remarqué parmi ceux qui s’assoient dans les rangs des conseillers de M. martelly lors des rencontres du chef Tèt Kale avec certaines personnalités. En plus de ça, il s’est crée un tas de couvertures au cas où…Comme par exemple, SOS journalistes, une organisation dont il est l’unique membre ainsi que le président d’une commission-bidon : il est l’unique membre aussi. Il a fondé une autre agence de presse HCNN. Son ancêtre le HNN  émargeait de la caisse publique sous Préval. Aujourd’hui, il est financé par Laurent Lamothe. Guyler C Delva ignore toutes les règles déontologiques: son agence bidon répand le mensonge, dénigre les honnêtes gens au profit du couple escroc Martelly-Lamothe. Ce duo malveillant est la porte d’entrée de la colonisation d’Haiti. Martelly/Lamothe appliquent leur programme meurtrier au profit de l’étranger et de l’oligarchie locale.

 Ce n’est pas la première fois que Guy Delva travaille au détriment de son pays. Durant la période du GNB (Grenn nan bouda : testicules entre les fesses), il servait de garde-chiourme à l’organisation Reporters Sans Frontières qui elle-même est financée par la Central Intelligence Agency (CIA). Cette organisation non-gouvernementale garde selon le cas un silence assourdissant devant les violations des libertés de la presse dans certains pays africains dirigés par des fantoches chargés de veiller aux intérêts de la France. Deux exemples pour illustrer que c’est une organisation à géométrie variable.L’enquête sur l’assassinat du célèbre journaliste burkinabè Norbert Zongo  piétine depuis sa perpétration. Reporters Sans Frontières n’a jamais place Blaise Comparé sur la liste les prédateurs de la liberté de la presse en dépit du fait des preuves palpables avaient retracé le crime jusqu’au frère du président burkinabè. Lors de l’invasion de l’Irak en 2003, un obus américain avait tué un journaliste espagnol. Reporters Sans Frontières dédouana les forces américaines. Pour ne pas réveiller le chat qui dort, il ne serait pas bon souligner la collusion de cette organisation avec le milieu raciste français: des anciens dirigeants sont sur la liste du Front national(FN) pour les prochaines cantonales. 

Guy C Delva a tout l’air d’un “honorable correspondant”. Il a été lancé dans le métier par le défunt Serge Beaulieu qui l’avait introduit dans le monde des services secrets. Depuis 1994, il s’arrangea pour se retrouver de jour comme de nuit  dans les couloirs du Palais National, guettant les moindres miettes d’informations présidentielles. Qui ne se souvient pas de sa défense ardue dans les media de la thèse officielle sur l’innocence d’Evynx Daniel? Il affirma sur Radio Caraïbe, un samedi matin,  dans l’émission “Ranmase” avoir discuté de son cas avec un agent de la DEA.  N’est-ce pas cet Evynx Daniel qui est aujourd’hui porté disparu? Guyler Delva ne pipe mot. Sa feuille de route aujourd’hui est d’harceler le président Aristide.                 

Une accusation cousue de fil blanc

 L’utilisation de la déposition de Mr Oriel Jean sera utilisée cette année à des fins électorales. Les anti-lavalas vont s’en donner a Cœur –joie pour éclabousser ce parti ancré dans la mémoire des masses. Juridiquement, les déclarations sans preuves matérielles  peuvent être rejetées devant n’importe quelle cour d’assises. Or, en fait de crédibilité, n’importe quel défenseur pourrait soulever le fait qu’Oriel Jean s’était mis à table en jouant une partie de poker menteur avec des ignares.  Comment des autorités aient-elles pu conclure un marché consistant à l’abandon d’une mesure de saisie sur une maison contre des témoignages sans preuves matérielles? Oriel Jean est en possession de ses deux maisons. L’une à Tabarre et l’autre à Belleville. Réclamer justice pour Jean Dominique et Jean-Claude Louissaint est légitime. Personne n’a le droit d’ôter la vie d’autrui. Mais se servir des cendres du journaliste à des fins politiques ou pour écarter un parti politique est carrément ignoble.

Evens Dubois,
Journaliste

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