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Police Nationale d’Haïti: Cadeau empoisonné ! Une chandelle allumée par les deux bouts !

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« Les colonisés et leurs oppresseurs savent que la relation de domination n’est pas seulement fondée sur la suprématie de la force. Passé le temps de la conquête, sonne l’heure du contrôle des esprits… »
  (Ignacio Ramonet, Propagandes silencieuses, p. 23)

Par Robert Lodimus --- Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même la diaspora haïtienne cherche volontairement à fuir par tous les moyens.

pnh 19 ans En 2013, la population haïtienne était évaluée à 10 579 230 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel. Aujourd’hui, en 2014, le tableau devient plus sombre. Ces échantillons d’individus ne possèdent pour tout bien matériel que leurs vieux chapelets de pénitence qu’ils égrènent à toutes les heures du jour et de la nuit. Devant les larges portes parfois fermées des cathédrales ou des chapelles, ils implorent Notre-Dame des sept Douleurs pour qu’elle intercède en leur faveur auprès de son fils « Jésus », le charpentier nazaréen. Mais le miracle n’arrive pas…! Ou du moins, pas encore… En fait, certains diront – et avec raison – que ce pays, sous le regard oublié du « Créateur », dépérit à la vitesse de la lumière. À dire encore vrai, il ne représente même pas son ombre. Déjà, sans exagération, Haïti semble entamer le processus de sa «disparition» de la surface de la planète! Et plus tard, peut-être – ce que vous et moi ne souhaitons guère – n’aurait-elle été qu’un rêve, qu’un souvenir lointain et cauchemardesque, comme Pompéi, dans la mémoire collective internationale? Après tout, la corruption, la prostitution, la fornication, les mauvaises mœurs…, toutes ces contagions chroniques ne les auraient-elles pas rongés, gangrenés…à un niveau similaire? Tous les « crimes » reprochés à Pompéi ne pourraient-ils pas être inscrits dans l’acte d’accusations dressé contre cette République blafarde, constituée de politiciens parasites, débaucheurs voire même libertins ?

 Même après la déclaration de l’indépendance, Haïti n’a pas cessé de subir l’assaut des anciens conquérants convertis – toujours pour le malheur des nations fragilisées – en « maîtres néocolonialistes » œuvrant avec voracité au sein de la « mondialisation » insatiable. Comme l’explique Albert Jacquard : « Conquérir, c’est soumettre, assujettir, avec l’espoir d’exploiter. »

 Dans le cas d’Haïti, il faudrait remplacer « l’espoir d’exploiter » par la « méchanceté d’exploiter ». L’Espagne, la France, l’Angleterre, les États-Unis…, l’ont saignée à blanc… Ils lui ont réservé le sort d’une vache écorchée vivante dans un abattoir insalubre

Et c’est loin d’être fini…!

Depuis plusieurs années, le phénomène de l’insécurité a élu domicile en Haïti. Notamment à Port-au-Prince. Des vies humaines sont fauchées tous les jours. Le banditisme frappe aveuglément. Toutes les couches de la société sont prises pour cible : riches, pauvres, professionnels, savants, écoliers, étudiants, illettrés, femmes, hommes, enfants, gens du troisième et du quatrième âge… Les assassins kidnappent, violent, rançonnent, libèrent ou tuent sans pitié. Et impunément. Les riverains vivent constamment dans la crainte de se faire enlever. D’être massacrés chez eux ou dans la rue par des hors-la-loi amoraux, sans pudeur, qui bénéficieraient – selon les apparences – d’une complicité haut perchée… Le problème est gravissime. Mais les autorités affichent un laxisme impénitent. Elles ne semblent pas vraiment intéressées à ramener la paix et la sécurité dans le pays. L’État – dirigé actuellement par des extra-terrestres au crâne rasé – regarde mourir des gens honnêtes et se croise les bras. Comme s’il n’avait rien à foutre de ce fléau.  

Et pourtant, à bien y réfléchir, la montée des actes de kidnapping en pleines rues et la prolifération des homicides sous le soleil de midi ne peuvent pas tenir d’un malheureux hasard. Le professionnalisme qui entoure les pratiques du banditisme en Haïti suggère, commande même aux observateurs d’élaborer une problématique en rapport à la situation, construire un questionnement, pour mieux saisir le sens, mesurer la portée, identifier les enjeux, évaluer les conséquences d’une telle dérive sociopolitique. Et nous sommes tout à fait sûrs que les premières hypothèses feront carrément remonter à la surface une filière mafieuse étonnamment méthodique. Minutieusement structurée. Impeccablement organisée. À en croire notre flair journalistique, rien, dans cette puissante et lucrative activité criminelle, ne serait laissé au hasard d’une improvisation gauche, irrationnelle et compromettante.

Or, beaucoup d’entre nous admettraient facilement que l’incompétence, l’ « incapabilité » en matière d’ « organisation » occupent, entre autres, une place impériale dans tous les débats où intervenants et participants ergotent sur les caractéristiques dysfonctionnelles et la nature improductive des institutions politiques haïtiennes. Ce constat, en toute franchise, est manifeste. Il objective les facteurs de causalité et de risque par lesquels les bailleurs de fonds et les États du Centre évaluent eux-mêmes les retards qu’ils attribuent à certaines régions du Sud – dont fait partie Haïti – en matière de développement durable? La société haïtienne, à n’en plus douter, souffre d’un déficit de savoir sur le plan de « capacité organisationnelle ». C’est l’amateurisme rebutant qui prévaut aux niveaux de tous les organes dont l’appareil de l’État est constitué. Le monde contemporain ne marche pas. Il court. Sans stratégie d’action, les dirigeants des pays retardés n’arrivent pas à suivre le rythme du « marathon » toujours dominé par les oligarques financiers, en vue d’améliorer les conditions de vie de leurs citoyennes et citoyens.

Les ouvrages du sociologue Jacques Grand’ maison nous offrent une bonne compréhension du concept d’ « organisation ». Ce terme évoque l’art de combiner et d’associer un ensemble d’éléments qui sont utilisés comme tremplin pour atteindre des objectifs spécifiques…

À la lumière de ces réflexions éparses, nous croyons qu’il est à présent nécessaire de s’interroger sur les origines véritables des cas de déviance sociale grave qui sèment la terreur au sein des populations urbaine et rurale après l’éjection du « duvaliérisme jean-claudien » du fauteuil de la gouvernance. Depuis 1986, le pays est pris en otage par les spectres de la criminalité galopante. La chronicisation du problème - qui projette un profil d’insolubilité – ralentit considérablement le rythme des investissements privés et freine tout élan de progrès social et d’épanouissement culturel.

Qui tirent les ficelles derrière le rideau de l’insécurité ?

Tout indique que cette grande calamité nationale a été pensée, construite et finalement érigée en système institutionnalisé dans le but de déstabiliser la société haïtienne qui a déjà du mal à trouver un chemin normal et viable pour s’éloigner de la misère. 

De la date de la création et de l’installation de cette force nébuleuse appelée « Police Nationale » – dont le véritable rôle est de remplacer en tous points les forces armées accouchées par l’occupation américaine  de 1915 – à aujourd’hui, le nombre d’individus tués par balles ou à l’arme blanche en Haïti dépasse l’entendement en matière d’acte criminel. 

police force speciale pnh 2-touthaitiUnite de la PNH: Police ou Soldats ?

Les cerveaux et les exécutants de ces horreurs jouissent d’une impunité scandaleuse qui révolte la conscience citoyenne. Les enquêtes, dans la majorité des cas, n’aboutissent pas. Les coupables se seraient comme volatilisés. Évaporés dans la nature. La corruption a putréfié l’appareil judiciaire. 

Sans hésitation aucune, le phénomène de l’insécurité qui étouffe la capitale et assiège plusieurs villes de province est une arme de déstabilisation sociale et politique sciemment utilisée par certains secteurs nébuleux de la communauté internationale pour achever de ruiner le pays. Gommer entièrement son statut de souveraineté et d’indépendance sur le parchemin des épopées mondiales. Les origines sociales et/ou ethniques des quelques individus détenus à la prison dorée de la Croix-des-Bouquets, pour leur présumée implication dans ce mouvement criminel, nous laissent comprendre que les véritables « têtes pensantes » vivent en dehors du territoire. Ils sont des « agents subalternes » au service de la mafia politique internationale. Les États pro-esclavagistes n’oublient pas l’humiliation rattachée à la défaite cinglante qu’ils ont subie en Amérique aux mains d’une poignée d’Africains dépaysés. Accusés de sorcellerie. D’une attitude gonflée d’orgueil et empreinte de racisme, ils qualifient la victoire historique des esclaves de Saint-Domingue d’«insulte nègre ». D’ailleurs, le discours de la France le 10 mai 2014 à l’occasion de la commémoration de l’esclavage en Amérique et la traite négrière a volontairement occulté Jean-Jacques Dessalines le fondateur de la patrie, pour en attribuer la gloire et l’œuvre entière à Toussaint Louverture, appelé plutôt – et à juste titre – le précurseur de l’indépendance nationale. Les consignes de Dessalines qui ont conduit les esclaves et les affranchis à la victoire lui coûtent jusqu’à présent l’hostilité subtile de l’État français. Elles se révélèrent quand même efficaces. L’intrépide guerrier de Cormiers martelait sans arrêt : « Coupez la tête des colons et incendiez leurs maisons! » Durant la révolte des Africains transplantés dans l’île, le sang des « bourreaux esclavagistes» coula sur le sol saint-dominguois comme les eaux d’une rivière en crue. Il faut comprendre que les esclaves insurgés prenaient toutes les précautions afin d’empêcher que le « mal » ne repoussât par les racines et que les horreurs ne se répétassent.

Les puissances de l’Europe et de l’Amérique du Nord ont entamé longtemps déjà le processus de désacralisation de la patrie des Haïtiens chèrement acquise. Et ils le font avec la complicité des « Conzé » mal dégrossis dans les universités étrangères. C’est l’esprit de vengeance et le sentiment de mépris qui attisent les feux de la délinquance qui endeuille les familles. Du haut de leur demeure spirituelle, Justin Lhérisson, et Édouard Antonin Tardieu, respectivement auteurs de La Dessalinienne et l’Hymne à la Jeunesse, doivent être attristés de contempler cette République déflorée, profanée – qui les a pourtant si sublimement inspirés – submerger par le déclin, comme la Rome antique se courba au IIIe siècle sous le poids de sa décadence. La République d’Haïti est en train de sombrer lentement dans la « conspiration des ténèbres (1) ».

La criminalité systémique, telle qu’elle a pris forme après février 1986, doit être vue et interprétée comme l’invention et la manifestation d’une cruauté paroxystique. Il s’agit d’un instrument de frayeur contraignante pour casser la résistance des masses qui luttent pour l’émergence d’un lendemain meilleur. Prises de panique devant les ravages du kidnapping, des familles entières ont fait le choix regrettable de s’expatrier. Elles sont allées grossir le nombre des « misérables » cosmopolites qui suent sang et eau dans les « usines de torture » de l’Amérique du Nord pour gagner le salaire minimum. D’un autre côté, certains immigrants haïtiens ont dû renvoyer aux calendres grecques leur rêve de retour au pays natal, de peur de se faire assassiner – comme Benigno Aquino (2) – dès leur descente d’avion ou à la sortie de l’aéroport, comme c’était déjà le cas sous Gérard Latortue et sa bande de pirates vampires... Nous sommes de plus en plus convaincus que le phénomène du banditisme est scientifiquement théorisé par des « cerveaux étrangers » qui utilisent, comme toujours, une « main-d’œuvre » locale, à bon marché. Mais extrêmement bien entraînée. Psychologiquement bien préparée…! Haïti, à cause de sa situation de « pauvreté extrême », est un terreau fertile pour toutes les activités criminelles. Des renégats faméliques abattraient la population d’un village entier pour un plat de maïs…! 

Ce que nous avons appris

L’Académie de police nationale située à Pernier (Pétion-Ville) a été le théâtre d’un vol spectaculaire sous le premier gouvernement de M. Préval. Peu de gens le savent. Les autorités ont évité d’ébruiter l’affaire. J’en étais « informé » par un haut responsable de la Direction des écoles et de la formation permanente (DEFP) qui m’invitait à venir sur place et à faire le constat par moi-même. Il s’agit d’une vieille connaissance – dont le nom est omis volontairement – que j’avais l’habitude de rencontrer à l’époque de la dictature duvaliérienne dans une métropole de l’Amérique du Nord. Il avait été formé à l’étranger pour participer activement à la matérialisation du projet de création du « corps armé controversé » appelé « Police Nationale ».

Ce personnage influent m’a remis une copie de la liste des équipements dérobés, ou plutôt détournés. L’importance du méfait, la diversité et la quantité des unités qui figurent dans ce document confidentiel – d’ailleurs que j’ai conservé – m’ont permis de constater qu’il ne s’agissait pas d’une simple affaire d’«escroquerie » pour gagner illicitement de l’argent. Cela est d’autant plus vrai que le présumé auteur principal du délit serait un ressortissant étasunien qui travaillait dans ce projet comme responsable de la logistique pour le compte de l’International Criminal Investigative Training Assistance Program (ICITAP). Cette entité, comme vous le savez, relève du Département de la Justice américaine. D’autres fonctionnaires étrangers seraient aussi associés à cette histoire obscure et mystérieuse de vol ou de détournement de matériels destinés à la Police Nationale : véhicules, uniformes, caméras, machines à écrire Olivetti, meubles de bureau, radios de communication, microphones... C’est un indigène, agent de sécurité haïtien affecté à l’Académie de police, qui a conduit à la découverte de la vérité.

Ces « missionnaires de la cosmocratie » qui ont ramené le président Aristide en 1994 auraient-ils reçu des instructions précises et formelles de leur hiérarchie pour créer deux forces de police parallèles en Haïti, dont l’une serait officielle, tandis que l’autre, souterraine ? Par conséquent, clandestine… Et encore, avec des attributions occultes… Si tout cela s’avère, quelle utilisation en font les « Jules Césars » contemporains, ceux-là que Jean Ziegler(3) appelle les « cosmocrates »? Ce dilemme embrouille les esprits : dans cet étrange amalgame, comment peut-on reconnaître le vrai policier du faux, puisqu’ils portent la « même uniforme » et ont été formés par les « mêmes instructeurs »? En définitive, dans quelle mesure la police nationale ne serait-elle pas un « cadeau empoisonné » pour les Haïtiens, comme les forces armées créées sous l’occupation américaine de 1915, et qui se sont alliées à tous les pouvoirs politiques dictatoriaux pour assassiner opposants et simples citoyens ?

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Bref, la Police nationale apparaît effectivement comme une cigarette allumée par les deux bouts…!

De 1995 à nos jours, les nouvelles n’ont-elles pas rapporté de nombreux cas de policiers morts en devoir, assassinés par leurs propres collègues? Et les meurtriers, ne sont-ils pas – pour la plupart – demeurés introuvables?

Les autorités gouvernementales et judiciaires de l’époque sont au courant du contenu de cette révélation. Elles pourraient difficilement en nier l’authenticité. Un mandat d’arrêt – dont nous avons eu le privilège de prendre connaissance –   a été décerné contre les suspects. Mais le président d’alors s’est fait dire – pour répéter notre source – par l’ambassade américaine à Port-au-Prince « qu’il n’était pas question que la République d’Haïti sévisse contre des citoyens américains »!

Pourtant, les États-Unis arrêtent aisément des Haïtiens en Haïti, les jugent et les incarcèrent en Floride. Sans la moindre intervention voire protestation de la part des dirigeants locaux. Et même la France de François Hollande se le permet.

La tentative d’installer une filière d’insécurité en Haïti remonte au gouvernement de facto du général Prosper Avril. Des femmes, des mères de famille étaient violées toutes les nuits sous les regards impuissants et rageurs de leurs progénitures et proches parents. Ou contraintes de se laisser violer par leurs fils, leurs frères, leurs cousins… Le défunt journaliste Sony Bastien, dont le 2 juin 2014 ramenait la sixième année de décès, avait inventé le mot « zenglendos » pour qualifier les malfaiteurs qui opéraient en toute liberté et autorité sous le règne avrilien.

Demain n’est rassurant pour personne…

Le piège se referme progressivement sur Haïti. La communauté internationale œuvre à rayer définitivement les termes « indépendance » et « souveraineté » du lexique politique des Haïtiens. Cette histoire de « Première République noire indépendante du monde » agace les anciens « maîtres ». L’insécurité aurait donc également pour but de basculer le pays dans l’état total de l’ « ingouvernabilité ». Et l’anarchie sociale ouvrirait encore plus grandes les portes de la « mise sous tutelle » aux «pharisiens » hypocrites qui ont inventé la « danse » des « Opérations Restaure Hope ». Car jusqu’à présent, la présence des troupes de la MINUSTAH sur le territoire ne réfère qu’à la mention trompeuse, fallacieuse d’« assistance internationale ». Cependant, nous ne sommes pas dupes. Les routes de pénétration, les hôtels luxueux et hôpitaux modernes qui se construisent à coups de millions de dollars américains, les fréquentes visites des généraux du Pentagone qui survolent l’île en hélicoptère, l’arrivée des personnalités importantes du Département d’État, d’Ottawa… à la capitale, toutes ces démarches ne s’inscriraient-elles pas plutôt dans la dynamique prévisionnelle d’une occupation militaire, cette fois-ci très musclée, de la République d’Haïti qui, du même coup, perdrait regrettablement sa souveraineté et son indépendance?

Jacques Ellul a écrit trois mots que nous avons eus le privilège de lire et de mémoriser: « Exister, c’est résister(4) ».

Aucun peuple opprimé ne devrait les ignorer!

R.L.
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Références

1.- Titre du roman de Théodore Roszak

2.- Leader politique assassiné aux Philippines en août 1983

3.- Jean Ziegler, L’Empire de la honte

4.- Jacques Ellul, L’illusion politique

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