Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Analyses & Opinions

La Constitution de 1987 est-elle vraiment amendée ?

georges-michelBeaucoup de gens nous demandent cet article pour expliquer exactement notre situation présente. Cet article complète notre article paru dans Le Nouvelliste du 31 mai 2012 en l’actualisant. Notre situation à l’heure actuelle est très simple : « Malgré la pompe et la mise en scène ayant accompagné  la publication des pseudo-amendements, nous avons laissé les voies de la légalité constitutionnelle pour entrer dans les voies plus agréables, moins contraignantes mais plus périlleuses du DE FACTO. » Le Droit a perdu, mais la défaite du Droit est toujours provisoire. L’imbroglio juridique est loin d’être résolu. Il va continuer.

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Le carnaval permanent du musicien-président Martelly

Depuis la colonie française de l’île d’Haiti, le carnaval et la politique y ont toujours cohabité. Le carnaval représente l’une des plus grandes festivités publiques. Son origine remonte à l’époque coloniale

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Le carnaval gagne, en effet, toutes les catégories sociales, en dépit des multiples interdictions provenant du code noir de 1685 qui interdisait aux esclaves de s’attrouper et de se réunir en bandes, de l’église, de l’ordonnance du 19 février 1765 qui défendait aux esclaves de participer au carnaval.

Cette ordonnance stipulait :

«  Tous nègres esclaves qui seront arrêtés courant les rues masqués ou déguisés seront punis du fouet marqués de la fleur de lys et ensuite attachés au carcan pendant trois heures pour la première fois et de plus graves peines en cas de récidive, et de punition de mort ».

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De la «diplomatie d'affaires » à la «démocratie d'affaires» : vers l'institutionnalisation de la logique du "brase"

haiti-corruption-AE-instituteQuand le « brase » est synonyme de corruption

Depuis quelques années, le discours et la pratique du "brase", tendent à s'installer à tous les niveaux dans la société haïtienne. Dans tous les coins et recoins, le terme "brase" acquiert une popularité hors de l'ordinaire. Dans les institutions publiques comme dans les institutions privées, cette pratique, tend à devenir la norme. Même des institutions dites "morale" ne sont pas épargnées.

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Le ministère des Finances n'a pas l'intention de dépenser un seul centime dans le crédit rose", Marie Carmelle Jn Marie

ministre-finance-mariecarmellejPar Jean Monard Metellus --- Avec une assurance presque légendaire, un ton de vraie technicienne de la finance qui contraste évidemment avec les fanfaronnades et un "prêt a tout défendre y compris l'indéfendable" d'un Mario Dupuy (Culture) ou d'un Ralph Théano (chargé des relations avec le parlement), eux aussi présents sur le panel, la ministre de l'Economie a étonné plus d'un par sa capacité à privilégier l'intérêt supérieur de la nation (gestion rationnelle des Finances) au détriment des programmes vides qui font de la duplication et qui ont plutôt tendance à appauvrir l'Etat.

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Les séquelles du vote du CSPJ

cspj-caricatureLe spectacle de mauvais goût qu’a offert  mardi le président du Conseil supérieur du pouvoir  judiciaire (CSPJ), Me Anel Alexis Joseph, peut être interprété comme un signal lancé à ceux qui se font d’illusion que le pays est sur la voie d’un bien meilleur fonctionnement de celui  qu’on a connu pendant ces vingt dernières années. 

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Le chemin du provisoire

Le président de la République a gardé un profil bas à l’expiration du délai accordé au Parlement et au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire pour la désignation de leurs représentants au Conseil électoral permanent. Aucun communiqué de la présidence ni aucune déclaration de porte-parole n’ont, jusqu’à aujourd’hui, annoncé une quelconque décision sur ce dossier brûlant de l’actualité. En agissant ainsi, le chef de l’Etat a vite compris qu’une décision du pouvoir exécutif de combler le vide créé par les représentants du Parlement au sein de cette importante institution enfoncerait davantage le couteau dans la plaie. Martelly a  intérêt à trouver un consensus sur la formation d’un Conseil électoral provisoire, pour boucler la boucle, au lieu d’engager un bras de fer avec le corps législatif sur la formation d’un Conseil électoral permanent.

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