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Economie

Les omissions du New York Times

Le président de la commission CTMO-HOPE, Henri-Claude Muller Poitevien s'est insurgé contre un article du new York Times

Par Roberson Alphone  --- L'article " Aide au relèvement là où le séisme n'a pas fait de dommages en Haïti" paru dans le New York Times du 5 juillet sous la plume de la journaliste Deborah Sontag a été vertement cirtiqué par Henri-Claude Muller Poitevien, président de la commission CTMO-Hope. Dans une tribune publiée par le Hufftington Post le 8 juillet 2012, Poitevien a dénoncé un "potrait sombre" et des "omissions" du quotidien new-yorkais "sur l'un des plus grands et plus ambitieux projets d'investissement en région de toute l'histoire d'Haïti". Dans un environnement où les succès d'Haïti sont présentés comme des échecs dans l'un des journaux de réputation mondiale, nous faisons face à une éternelle et difficile bataille afin de partager des faits sur les opportunités qu'on n'avait pas encore explorées, a-t-il expliqué.

Revenant sur les efforts consentis pour attirer des investisseurs en Haïti et créer de la richesse indispensable à l'épanouissement de la population, Poitevien a davantage tancé en étalant son argumentaire. "Le New York Times a omis quatre éléments importants qui auraient pu donner une autre image aux lecteurs", a-t-il indiqué. Le parc industriel de Caracol a rompu avec des décennies d'échec de l'assistance internationale à Haïti; Haïti a mis en place un régime répondant aux exigences mondiales en matière sociale et du travail; les emplois dans la manufacture légère signifient des revenus pour l'Haïtien moyen et le parc de Caracol a créé des opportunités pour réhabiliter et préserver l'environnement, selon Henri-Claude Muller Poitevien.

Le sort des fermiers

« Le New York Times a failli en omettant de mentionner que les 366 fermiers expropriés ont reçu au moins deux versements comme compensation et d'autres formes d' assistance incluant des prêts pour fonder de  petites entreprises. En plus, les Etats-Unis ont investi dans la formation de ces fermiers et d'autres résidents de la région pour qu'ils puissent trouver des emplois, a indiqué le président de la commission CTMO-Hope.

Les droits des travailleurs

"Nous prenons très au sérieux les droits des travailleurs", a assuré Poitevien. Le gouvernement haïtien, le Congrès des Etats-Unis, l'Organisation internationale du travail ont mis en place en Haïti l'un des régimes les plus exigeants à travers le monde en vue de décourager les entreprises incapables de répondre à ces critères. Il s'agit d'encourager d'autres qui le peuvent, comme Sae-A", a-t-il confié, sans faire l'économie de révéler que cette entreprise sud- coréenne qui avait fait l'objet d'une investigation avant la signature de son contrat avec l'Etat haïtien.

Sae-A, fournisseuse de grandes entreprises américaines, a une réputation solide en matière sociale et de respect de l'environnement. En réponse à nos investigations à cause des allégations de violation des droits des travailleurs au Guatemala, Sae-A a fourni des explications, des rapports d'experts indépendants sur ses opérations. Des gestionnaires reconnus coupables de non-respect des politiques de Sae-A ont été licenciés au Guatemala", a révélé Henri-Claude Muller Poitevien.

Henri-Claude Muller Poitevien, après avoir décrit la situation extrêmement compliquée des fermiers de Caracol incapables de vivre décemment sur leurs lopins de terre, a évoqué les avantages qu'offrira  le parc industriel de Caracol.

Les 50 hectares sur lesquels le parc est construit généraient 75 000 dollars américains de revenus. Dans 5 ans, les opérations de Sae-A sur ces mêmes 50 hectares pourraient permettre un montant de 45 millions de dollars en salaire seulement chaque année, ce qui équivaut approximativement à 600 fois plus de revenus pour la communauté locale, selon Poitevien.

Le parc industriel de Caracol a créé des opportunités pour réhabiliter et préserver l'environnement, a souligné Henri-Claude Muller Poitevien.Des mesures ont déjà été prises pour empêcher la pollution de la  nappe  phréatique par la production industrielle, a-t-il dit, annonçant aussi la mise à disposition d'un fonds par la BID pour nettoyer et réhabiliter les mangroves de Caracol dégradées au cours des dernières décennies.

La BID financera également à hauteur de 2 millions de dollars un projet de consolidation pour éviter des glissements de terrain dans la région, a révélé

Henri-Claude Muller Poitevien au Hufington Post.

Source: Le Nouvelliste
Lire aussi: Caracol à la loupe du New York Times