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Culture & Société

Comprendre le phénomène linguistique du « bouch sirèt » dans le discours des locuteurs haïtiens unilingues créolophones.

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Résumé

Par Hugues Saint-Fort - Cet article propose une explication  sociolinguistique du phénomène du « bouch sirèt », expression employée dans la communauté linguistique haïtienne pour évaluer péjorativement la prononciation de certains sons tels qu’ils sont produits par certains locuteurs natifs. Il montre en quoi consiste ce phénomène, qui le produit, pourquoi il est réalisé, et les représentations dévastatrices auxquelles sont soumis ceux qui le pratiquent. L’analyse strictement linguistique qui prévaut dans cette recherche conduit à montrer que le « bouch sirèt » est un cas typique d’hypercorrection.

Mots clés : « bouch sirèt », discrimination linguistique, locuteur natif, communauté linguistique, hypercorrection, kreyòl, français. 

Introduction

Le phénomène linguistique du « bouch sirèt » est bien connu dans la communauté linguistique haïtienne et se comprend dans le cadre des rapports conflictuels qu’entretiennent les deux langues en présence, le français et le kreyòl[1]. Le statut du français comme marqueur social de prestige dans le corps social haïtien contraste fortement avec la position sociale inférieure généralement attribuée par la classe dominante à la langue kreyòl, en dépit du fait que le français n’est parlé que par une faible minorité de locuteurs (qui parlent  et comprennent aussi le kreyòl) alors que le kreyòl fonctionne effectivement comme la première langue (L1) de toute la population haïtienne. Que se passe-t-il quand les locuteurs de la langue stigmatisée par la classe dominante se proposent de produire des formes linguistiques qu’ils croient être des formes prestigieuses ?                               

                              En quoi consiste le « bouch sirèt » ?

Je commencerai par définir ce que j’entends par communauté linguistique car c’est un terme central  en sociolinguistique. J’adopte la définition qui est donnée par le sociolinguiste britannique Peter Trudgill (2003: 126): « A community of speakers who share the same verbal repertoire, and who also share the same norms for linguistic behaviour, including both general norms for language use of the type studied in the ethnography of speaking, and more detailed norms for activities such as style shifting of the type studied by secular linguistics. » (Un ensemble de locuteurs qui partagent le même répertoire verbal, et qui partagent aussi les mêmes normes pour leur comportement linguistique, y compris à la fois les normes générales pour leur usage linguistique du type étudié en ethnographie de la parole, et des normes plus détaillées pour des activités telles que le changement de style du type étudié par la linguistique séculaire.)[2] [ma traduction]. 

Parler d’une communauté linguistique haïtienne, c’est se référer à un groupe de locuteurs haïtiens qui sont constamment en contact linguistique les uns avec les autres, qui partagent la même variété linguistique, en l’occurrence le kreyòl, et des conventions sociales, des attitudes linguistiques et un comportement linguistique qui peut être variable. 

Ce qui est connu dans la communauté linguistique haïtienne comme le « bouch sirèt » désigne une prononciation défectueuse de certains sons, généralement des voyelles, appartenant à la langue française. La plupart du temps, ce sont les voyelles antérieures arrondies /y/, comme en français du ; /ø/, comme en français peu ; /œ/, comme en français peur. Elles sont alors remplacées par /i/, et deviennent di ; par /e/, et deviennent pe ; par /ɛ/, et deviennent pè. Cependant, le « bouch sirèt » peut prendre d’autres formes. Il ne se limite pas à la prononciation défectueuse de certaines voyelles françaises qui ne font pas partie du système phonologique kreyòl et sont alors remplacées par le phonème vocalique kreyòl opposé. Un « bouch sirèt »[3] peut aussi se manifester quand le locuteur du kreyòl, dans sa tentative de réaliser des traits phonologiques appartenant à la langue française, produit en fait des formes linguistiques incorrectes. Par exemple, un locuteur dit [aktyvis] (aktuvis) au lieu de « aktivis » parce que, pour lui, le son français [y] ‘u’ relève de la variété prestigieuse utilisée dans les situations formelles en Haïti alors que le son [i], pense-t-il, à tort, n’existe que dans le parler des locuteurs de bas niveau social. Valdman et alii (2007: 669) définissent ainsi le phénomène du « bouch sirèt » : « To Frenchify speech by replacing the vowel ‘ i’  by ‘ u’ [as in French ‘du’] or ‘é’ by the French sound ‘eu’ [as in ‘deux’] Misye p ap pale san l pa fè de twa sirèt. He can’t talk without mispronouncing some vowels. » (Il ne peut parler sans écorcher certaines voyelles) [ma traduction]. (Le fait de franciser un mot en remplaçant la voyelle ‘i’ par ‘u’ [comme en français ‘du’] ou ‘é’ par le son français ‘eu’ [comme dans ‘deux’] ) [ma traduction].

Le phénomène linguistique du « bouch sirèt » possède donc deux dimensions. Une première dimension où le locuteur n’arrive pas à reproduire des sons qui n’existent pas dans le système phonologique de sa langue native : ce sont les voyelles antérieures arrondies /y/[4] , comme en français du, qui devient di ; /ø/ comme en français peu qui devient pe ; et /œ/ comme en françaispeur qui devient pè.

La deuxième dimension correspond à une tentative consciente de la part des locuteurs « à produire des formes qu’ils veulent conformes à un usage socialement légitimé, mais qui en réalité s’en écartent. » (Francard 1997 : 158). C’est le cas lorsqu’un locuteur prononce des mots tels que [mylitã] (mulitan) pour militan  (militant), réalisation où il introduit consciemment le son [y]u comme dans le mot français lu ou nu ou vu qu’il identifie justement comme un son appartenant au système phonologique du français mais qui n’apparait pas cependant dans cette position, puisque le son exact est [i] et que la prononciation correcte est [militã] militan.

                                 Qui produit du « bouch sirèt » ?

Les principaux producteurs du « bouch sirèt » devraient être, en principe, les locuteurs unilingues créolophones, dans la mesure où leur système phonologique est privé  de certains sons qui sont constitutifs du système phonologique de la langue française mais ne relèvent pas fondamentalement du système phonologique de la langue kreyòl. Selon le linguiste haïtien Pradel Pompilus (1973 : 6), « il manque au créole rural, celui de la majorité des Haïtiens, toute la série des voyelles antérieures arrondies : [y],  [ø],  [œ]. » Cependant, s’il est vrai que le volume des locuteurs haïtiens qui parlent uniquement  kreyòl peut être très élevé (DeGraff 2007 : 101, Dejean 2006 : 180), Valdman 1984 : 77), il existe aussi dans la communauté linguistique haïtienne un certain nombre de locuteurs qui ne peuvent pas être considérés comme étant totalement unilingues créolophones. Ces locuteurs, sans être véritablement des locuteurs bilingues, sont en mesure de comprendre des phrases françaises rudimentaires ou émises dans des contextes situationnels appropriés. Ce sont en général des personnes qui ont vécu une scolarité douteuse, limitée ou inadaptée. Devenues adultes, elles trouvent rarement l’occasion de communiquer en français avec des locuteurs français ou francophones et tendent à perdre rapidement la mince compétence qu’elles possédaient dans cette langue. Dans le contexte de la rapide dégradation du système éducatif haïtien (multiplication des écoles dites « écoles borlettes »[5] par exemple), ces locuteurs à scolarité limitée tendraient à devenir de plus en plus nombreux dans la société haïtienne. Cependant, il est important de comprendre que leur apparition est loin d’être de création récente. Dans le célèbre roman de l’écrivain haïtien Justin Lhérisson (1876-1907), La Famille des Pitite-Caille (1905), ces locuteurs sont caricaturés avec une intensité particulière. Voici un passage de ce roman mettant en scène Éliézer Pitite-Caille, un politicien ex-candidat à la chambre des députés de Port-au-Prince, homme apparemment instruit et francophone, et Boutenègre, son homme de main, apparemment semi-scolarisé et semi-francophone. Les deux hommes viennent d’être libérés de prison après « une vingtaine de jours passés aux cachots et aux fers » (p.68). L’ex-candidat était complètement défiguré et son cœur « était gonflé d’amertume et de fiel » (p.69).

--Pays foutu !pays foutu ! pays foutu ! telles furent les paroles qu’il répétait comme un fou. Il fallait donc lui remonter le moral.

--Non, non, mon chè, lui dit Boutenègre, c’est ine errè : le pays n’est pas fouti ; c’est nous qui, pou ine année, in mois, ine hère, et, pé-tête ine minouite sont fouti. Il né faut pas blier qu’y a in jou pou chassè, in jou pou gibier. Grands mounes longtemps[6] toujou répété aussi : « Cé pas tous lé jou Françouèse al lan maché li poté bon sirop. »

Di reste, c’est pas d’aujod’hui qué jé suis dans les affè de mon pays. Dépi l’emprè Choulouque jé m’ocquipé dé polutique. J’ai vi des choses qui m’ont donné lé pli à réfléchi. J’ai vi leu général Similien, leu chef des Zinglins[7], c’eutait l’homme le pli puissant, lé pli gros nègre, enfin c’eutait leu pape d’Haïti : eh bien ! lé général Similien a été rendi tolle tolle, godette godette, fèblanc fèblanc,[8] dans lé prison de Port-au-Prince.

Ce court passage pourrait être considéré comme une caricature assez féroce du parler de certains semi-bilingues haïtiens de l’époque (fin 19ème siècle-début 20ème siècle). On y retrouve toutes les caractéristiques du « bouch sirèt » telles que je les ai relevées plus haut dans leurs deux dimensions : le son [œ] qui devient [ɛ] (c’est ine errè, ine hère, in jou pou chassè, dépi l’emprè Choulouque) ; le son [i] changé consciemment par Boutenègre en [y] (polutique) ; le son [y] modifié en [i] (j’ai vi, lé pli, fouti, ine année). Ce passage  témoigne donc de l’existence du phénomène au sein de la société haïtienne au moins depuis le 19ème siècle. Les représentations auxquelles sont soumis ceux qui en sont affectés peuvent être dévastatrices car elles marquent négativement les locuteurs qui le pratiquent.

                    Le « bouch sirèt », un cas typique d’hypercorrection  

 En sociolinguistique, on désigne sous le nom d’hypercorrection la tendance qui conduit des locuteurs d’une variété de bas prestige à tenter d’adopter des traits relevant d’une variété de haut prestige, sur la base d’une analyse incorrecte des différences entre les deux variétés et d’une généralisation excessive des correspondances observées. (Trudgill 2003).  Il existe dans la plupart des langues parlées dans les sociétés où domine une division en classes, c’est-à-dire une inégalité structurelle entre les groupes sociaux, une croyance qu’il y a une façon prestigieuse de parler sa langue. Dans ces sociétés, certains locuteurs, pensant qu’ils ne maitrisent pas les formes prestigieuses en vigueur veulent parfois « en rajouter ». Ils adoptent alors des stratégies qui font croire qu’ils dominent la langue légitime ou faire oublier [leur] origine (Calvet 1993). De telles stratégies sont considérées comme une conséquence directe de la position des individus appartenant aux groupes sociaux plus ou moins mal placés dans la hiérarchie des classes à se distancer des autres groupes positionnés plus bas et se rapprocher des groupes à statut social plus élevé.

L’hypercorrection révèle un certain degré d’insécurité linguistique. « C’est parce que l’on considère sa façon de parler comme peu prestigieuse que l’on tente d’imiter, de façon exagérée, les formes prestigieuses. Et ce comportement peut en entrainer d’autres qui viennent se greffer sur lui : l’hypercorrection peut être perçue comme ridicule par ceux qui dominent la forme « légitime » et qui vont donc en retour juger de façon dévalorisante ceux qui tentent d’imiter une prononciation valorisée. Cet emboitement peut se poursuivre à l’infini ou presque, et nous montre l’ancrage social profond des attitudes linguistiques. » (Calvet 1993 : 56).

C’est le sociolinguiste américain William Labov qui a jeté les bases méthodologiques les plus sérieuses pour établir les relations entre classe sociale et façon de parler à partir de sa fameuse étude connue sous le nom de « New York department store study »(l’enquête des grands magasins de New York). Dans cette enquête entreprise en 1962 et publiée quatre ans plus tard (Labov 1966), le sociolinguiste américain a voulu investiguer l’anglais parlé à New York, plus précisément le Lower East Side of Manhattan, décrire sa distribution sociale et identifier les changements qui étaient en train de s’y produire. Il mit donc au point des techniques de test rapide pour évaluer la stratification de la variable (r) postvocalique telle qu’elle apparait dans l’expression fourth floor. Son hypothèse était que le classement social des grands magasins devrait être reflété dans les prononciations de leurs employés. Il choisit les grands magasins suivants : Saks Fifth Avenue et sa clientèle des membres de la haute société ; Macy’s et sa clientèle de membres appartenant aux classes moyennes ; S. Klein et sa clientèle de membres faisant partie de la classe ouvrière.  La fameuse enquête des grands magasins de New York permit à Labov d’introduire l’idée du « prestige d’emprunt » (« borrowed prestige »). Autrement dit, le lieu où se déroule l’action et le rôle joué par les locuteurs peuvent influencer leur usage des traits linguistiques associés à une classe sociale particulière.  

Le sociolinguiste canadien Jack Chambers (1995, 2009) a suggéré que souvent les locuteurs essaient de parler comme ceux qu’ils voudraient être, afin qu’ils puissent être identifiés par leurs aspirations, et pas par leur statut actuel. C’est pour cela que les locuteurs dans la fameuse enquête de Labov dans les grands magasins de New York ajustèrent leur usage des formes stigmatisées dans les situations les plus formelles, ou quand ils voulaient faire attention à leur façon de parler. Dans l’enquête dans les grands magasins de New York, Labov découvrit que les locuteurs des groupes à statut social moyen utilisaient dans les situations formelles des formes prestigieuses  beaucoup plus souvent que le groupe de locuteurs qui étaient placés socialement au-dessus d’eux. En d’autres termes, ils dégageaient une hypercorrection sociale (Van Herk 2012), c’est-à-dire qu’ils exagéraient ce qu’ils considéraient comme les façons de parler obligatoires dans de pareilles situations.   

Le corps social haïtien est fortement marqué par un haut degré d’insécurité linguistique. Les sociolinguistes emploient ce terme pour se référer à une situation où les locuteurs ont tendance à dévaloriser leur propre façon de parler et élever un autre modèle linguistique utilisé dans leur communauté et considéré plus prestigieux. La coexistence du français et du kreyòl dans le corps social haïtien où le français domine l’institution scolaire et universitaire, et est manipulé par les classes dominantes dans les situations formelles, renforce l’insécurité linguistique de nombreux locuteurs haïtiens. A la base de cette insécurité se trouvent  la coexistence du français et du kreyòl et le statut inégalitaire de ces deux langues : l’une, le français, langue normée, très standardisée, dotée d’un prestige social élevé et fonctionnant depuis longtemps comme la langue de l’écrit ; l’autre, le kreyòl qui, bien qu’il ait été proclamé langue officielle depuis 1987 et soit doté d’une graphie officielle depuis 1980, peine à jouir du respect et du prestige social attribué au français et fonctionne surtout comme une langue de communication orale. Quand des locuteurs haïtiens rejettent des formes qu’ils croient être stigmatisées et recherchent une prononciation soi-disant valorisée, ils mettent en place en fait des « stratégies qui se laissent lire dans le discours mais qui ont une fonction autre, une fonction sociale. Les enjeux de l’acquisition de telle ou telle forme linguistique, du contrôle de telle ou telle prononciation ne sont linguistiques qu’en apparence : la compétence qui se trouve derrière cette maitrise linguistique est une compétence sociale, comme les bénéfices que l’on peut en tirer. » (Calvet 1993 : 57). Le « bouch sirèt » du locuteur haïtien révèle donc une tentative de progresser sur l’échelle sociale même s’il ne se rend pas compte que les formes linguistiques qu’il produit sont en réalité stigmatisées par la classe dominante et lui attirent du ridicule et du mépris. 

Conclusion

Dans cette étude, nous avons montré que le phénomène linguistique du « bouch sirèt » tel qu’il est réalisé par les locuteurs natifs dans la communauté linguistique haïtienne, doit être compris comme un cas typique d’hypercorrection. Nous sommes en présence dans les exemples d’hypercorrection signalés dans ce texte d’une tentative  de récupération d’une légitimité linguistique et sociale par  les locuteurs unilingues créolophones des classes populaires et paysannes. A travers  l’hypercorrection, ces locuteurs  semblent vouloir ajuster leur langue dans la direction de ce qu’ils perçoivent dans certaines situations comme le langage correct.  Nous entrons ici au cœur de la lutte des classes qui perdure au sein de la société haïtienne à travers le « marché linguistique » haïtien (Saint-Fort 2016). Grâce à leur maitrise du capital culturel (Bourdieu 1979), constitué par un ensemble de biens symboliques, les locuteurs francophones haïtiens dominent le marché linguistique (Bourdieu 1982) et jouissent de multiples distinctions sociales comme le pouvoir et un certain prestige.

Hugues Saint-Fort

Juillet 2018

Références citées

Bourdieu, Pierre (1982) Ce que parler veut dire. L’économie des échanges linguistiques. Paris : Fayard.

Bourdieu, Pierre (1979) « Les trois états du capital culturel », Actes de la recherche en sciences sociales, # 30, p.3-6.

Calvet, Louis-Jean (1993) La Sociolinguistique. Paris : Presses Universitaires de France.

Chambers, Jack (1995, 2009) Sociolinguistic Theory: Linguistic Variation and its social significance. Oxford: Blackwell.

De Graff, Michel (2007) Kreyòl Ayisyen, or Haitian Creole (‘Creole French’) in Comparative Creole Syntax. Parallel Outlines of 18 Creole Grammars. Edited by John Holm & Peter L. Patrick, p.101-126, Battlebridge Publications.

Dejean, Yves (2006) Yon lekòl tèt anba nan yon peyi tèt anba. Port-au-Prince: FOKAL.

Francard, Michel (1997) Hypercorrection. In : Sociolinguistique. Concepts de base. Belgique : Mardaga. Pages 158-160.

Labov, William (1966/2006) « The social stratification of (r) in NYC department stores. » in William Labov, The Social Stratification of English in New York City,(2nd edn), 40-57. Cambridge: Cambridge University Press, 2006 (1st pub. 1966).  

Lhérisson, Justin (1905/2012) La famille des Pitite-Caille. Zoune chez sa ninnaine. Publications de l’Université de Saint-Étienne. Édition établie et présentée par Léon-François Hoffmann.  

Pompilus, Pradel (1973) Contribution à l’étude comparée du créole et du français à partir du créole haïtien. Phonologie et lexicologie. Port-au-Prince : Éditions Caraïbes.

Saint-Fort, Hugues (2016) « Bourdieu plutôt que Ferguson. Le ‘marché linguistique’ haïtien : fonctionnement, idéologie, avenir ».Revue transatlantique d’études suisses, 6/7/2016/17, p. 165-176. Numéro spécial : Diglossies suisses et caribéennes. Retour sur un concept (in) utile. Manuel Meune et Katrin Mutz, éditeurs, Université de Montréal.    

Trudgill, Peter (2003) A Glossary of Sociolinguistics. Edinburgh: Edinburgh University Press.

Valdman, Albert et alii (2007) Haitian Creole-English Bilingual Dictionary. Indiana: Indiana University Press, Creole Institute.

Valdman, Albert (1984) The Linguistic Situation of Haiti in: Haiti—Today and Tomorrow. An Interdisciplinary Study. Edited by Charles R. Foster, Albert Valdman. University Press of America, p. 77-99.  

Van Herk, Gerard (2012) What is Sociolinguistics? Wiley Blackwell, A John Wiley & Sons, Ltd., Publication.  

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