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Mar07232019

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Economie

Corruption : Martelly et Evens Paul Kplim n’ont pas remboursé près de $72 millions au Venezuela malgré 100% payement des compagnies haïtiennes

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Les langues continuent à se délier (après la publication des chèques « zombis » de Stanley Lucas) car nous venons d’apprendre contrairement au démenti de Wilson Laleau l’homme des 400,000 emplois fictifs de Martelly que le pays n’a pas payé ses dettes à la PDVSA Petroleo S.A compagnie d’état au Venezuela depuis Juillet 2015. Cela ressemble à une cessation de paiement et la dette s’élève à environ $72 millions de dollars US en dépit du fait que les compagnies pétrolières haïtiennes ont payé 100% de la facture à l’état haïtien.

Quelle a été l’utilisation faite de cette somme colossale ?  et qui sont les complices dans cette dilapidation des fonds que les haitiens auront a payé dans un avenir proche.

Une fois de plus, cette information grave montre la nécessite de la formation de la commission d’enquête administrative indépendante pour faire la lumière sur ce dossier et tant d’autres encore méconnus du grand public.

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Tout Haiti vous invite à lire ce compte rendu du Nouvelliste

Petrocaribe: Haïti accumule des arriérés de paiement

Haïti bénéficie du programme PetroCaribe. Cela lui permet d'avoir de l'essence à des conditions de paiements avantageux. Cela va jusqu'à oublier de payer. Ce depuis juillet 2015. L'administration Martelly-Paul a une ardoise inexpliquable dont personne ne connaît encore le montant exact. Le Venezuela, en passant par les canaux diplomatiques, réclame son argent.

Le Venezuela, en grande difficulté économique, veut recouvrer les impayés qui lui sont dûs. Sur sa liste, figure Haïti. Depuis juillet 2015, Haïti n'a pas payé sa part de la facture pour l'importation de produits pétroliers auprès de la PDVSA Petroleo S.A. dans le cadre du programme PetroCaribe, a appris le journal.

Le Venezuela a utilisé les canaux diplomatiques pour souligner son inconfort par rapport à ces accumulations d'arriérés qui seraient de l'ordre de 9 millions de dollars américains par mois, a confié au journal une source à la Banque de la République d'Haïti (BRH).

Le directeur général du Bureau de monétisation de l'aide au développement (BMPAD), Eustache St-Lot, n'a ni confirmé ni infirmé l'information sur l'accumulation de huit mois d'arriérés et le motif de ceux-ci. Par texto, sans confirmer la réception du questionnaire du journal envoyé en milieu de journée, M. St-Lot a référé Le Nouvelliste en début de soirée au ministre de l'Économie et des Finances Wilson Laleau, son ministre de tutelle, « vu que les mêmes questions » ont été adressés au ministre qui n'a servi que de courroie de transmission au journal. Sur la gestion au quotidien du BMPAD, le ministre Wilson Laleau a confié avoir reçu des informations de M. St-Lot. Il a promis de partager ces informations.

Le journal attend encore. Le journal a par ailleurs appris que les compagnies pétrolières, aux taux du jour, ont payé en gourde au BMPAD les factures des importations de produits pétroliers dont la consommation journalière est de 20 000 barils dont 14 000 proviennent du Venezuela (1 baril équivaut à 42 gallons). La différence étant achetée sur le marché international.

En faisant payer une partie de la facture en gourde au taux du jour, l'objectif proclamé par les autorités haïtiennes était la réduction de la pression sur le marché des changes. En novembre 2015, le BMPAD a signifié aux compagnies pétrolières la fin de cette disposition. La totalité du paiement de l'importation des produits pétroliers se fait depuis cette date en dollar américain, selon une source au ministère de l'Economie et des Finances. «

Les deux dernières commandes ont été payées en dollars US intégralement par les compagnies pétrolières», a confié une source qui n'avale pas l'explication du taux de change volatile, préjudiciable pour la gourde, pour expliquer l'accumulation d'arriérés du BMPAD pour le PDVSA Petroleo S.A.

«  Je crois savoir que le président Jocelerme Privert a été mis au courant de la situation », a indiqué une source proche de la chancellerie, évoquant la tenue vendredi prochain d'une « réunion d'urgence sur ce dossier avec le directeur du Bureau de monétisation des programmes de développement (BMPAD), Eustache St-Lot, le gouverneur de la BRH et le chef de l'Etat ».

Spécialiste en énergie renouvelable, Réginald Noël, a confié au journal que « la facture au mois de décembre dernier était de 9, 7 millions de dollars US pour les commandes de gazoline, de diesel, de kérosène et de mazout ».

Sur son site internet, le Bureau de monétisation indique qu'il « joue un rôle d'intermédiaire entre le fournisseur vénézuélien PDVSA Petroleo S.A. et les compagnies pétrolières locales. Ces compagnies paient à l'Etat haïtien 100% de la valeur FOB des cargaisons. Selon les prix du baril affichés sur le marché international, le gouvernement haïtien transfère 40% à 70% de cette valeur au fournisseur vénézuélien. La portion restante, soit 60% à 30%, devant être payée sur 25 ans avec deux années de grâce et à un taux d'intérêt annuel de 1%. Pour l'instant, dans l'espoir que le BMPAD, coiffé par un conseil d'administration dans lequel siègent les ministres de l'Économie et des Finances, celui de la Planification et de la Coopération externe communique, des lignes vont peut-être bougées dans ce secteur.

Avant de partir, le président Michel Martelly avait nommé Jocelyn Michel au poste de directeur général du BMPAD en replacement de Eustache St Lot. Le président provisoire Jocelerme Privert, sans se prononcer sur cette nomination et beaucoup d'autres, a demandé au Premier ministre Evans Paul de surseoir aux installations. Eustache St Lot est donc encore en poste et expliquera, sans doute bientôt, la situation exacte de la dette d'Haïti envers le PetroCaribe

Roberson Alphonse

Source : LeNouvelliste