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De la bataille de Vertières à Anténor Firmin: la problématique de l’indépendance des peuples (2 de 5)

dessalines-temps-moderneLa conférence de Chicago (2/5)

Par Leslie Péan, Chicago, 23 novembre 2013 ---  Un mois avant la bataille de Vertières la Gazette officielle de Saint Domingue rendait l’Angleterre responsable de la perte de la colonie. « Par elle, on ne peut plus se le dissimuler, Saint Domingue a trouvé la mort dans les principes qui lui avaient donné la vie[1]. » Les colons français étaient dans un bourbier économique qui fragilisait encore plus la situation militaire et les dégâts que les insurgés dénommés par eux « brigands » infligeaient dans leurs rangs.

La situation militaire était d’autant plus dangereuse que les insurgés « reçoivent journellement des anglais et des anglo-américains, des armes, des munitions et des secours de toute espèce »[2]. À ce propos, après une bataille trois mois avant Vertières du côté du Morne-Rouge dans la plaine de l’Acul contre les troupes du général Clauzel, les insurgés avaient perdu une pièce de canon en bronze, plus de cent fusils, quatre caisses de tambour et deux drapeaux.

Les Français gagnèrent cette bataille, mais l’inquiétude s’est malgré tout propagée dans leurs rangs. Selon Clauzel, « les brigands ont montré, dans cette attaque, une jactance qu’ils n’avaient pas encore manifestée ; le nom des Anglais est souvent sorti de leurs bouches et ils ont fait une telle consommation de munitions de guerre, qu’on ne peut en inférer qu’ils ont reçu de forts secours en ce genre, et qu’ils ne sont pas en peine pour leur renouvellement. Ces circonstances font naitre des réflexions amères, que l’importance de leur nature commande de ne plus déguiser[3]. »

 Tout sak samble rasamble

 L’histoire rapporte que Dessalines qui a rencontré Pétion pour la première fois à Plaisance[4] le 7 août 1802 s’est fié à lui immédiatement. Nécessité oblige ! Dessalines et Pétion font alliance car ils savent que le sort fait à Louverture les attend autrement. Les documents publiés par Leclerc concernant la trahison de Louverture par Dessalines sont assumés par ce dernier. Ces documents, tout réels qu’ils soient, sont assumés par Dessalines qui ne les a jamais reniés, ne font pas le poids quand il fait volte-face devant l’avenir sombre qui guette tous ceux qui ne sont pas blancs. Tout sak samble rasamble pou yo pa vin esklav. Dans ce combat, les plus déterminés sont les masses de bossales qui ne se sont jamais rendus au général Leclerc. Les acteurs sociaux envisagent différemment la nouvelle société en gestation. Mais par-delà les attentes politiques catégorielles des uns et des autres, il faut d’abord chasser les Français. Il y va de l’intérêt général et de la survie collective.

Toutefois, la société vit une crise morale sans précédent. Nombre de ceux qui se sont hissés aux leviers de commande de l’armée indigène n’inspirent pas confiance. Pétion, Boyer, Bonnet et nombre d’officiers mulâtres sont retournés à Saint-Domingue avec l’expédition Leclerc. Dessalines écrit à Leclerc pour lui dire détenir des preuves que Charles Belair est le dirigeant du soulèvement des cultivateurs[5]. Les nouvelles diffusées dans La Gazette Officielle de Saint Domingue indiquent en clair le rôle néfaste de Dessalines dans la déportation de Toussaint Louverture, dans l’exécution de Charles et Sanite Belair, et dans le massacre des chefs bossales de l’armée de Toussaint Louverture opposés à la capitulation aux Français. En clair, les chefs des élites mulatristes et noiristes n’ont pas les mains propres.

Les Congos sont au cœur de la lutte contre les Français. Comme l’explique Franklin Midy, « Ils fournirent au mouvement insurrectionnel ses forces combattantes décisives, dans le Nord notamment, foyer de l’insurrection, où ils représentaient 60% des Bossales. Ils furent les premiers à entrer massivement en insurrection, nommément pour l’indépendance, après la déportation de Toussaint Louverture en 1802, quand l’armée expéditionnaire de Napoléon, commandée par le général Leclerc, eut entrepris le désarmement des cultivateurs[6]. » Les chefs des Congos tels que Macaya, Sans Souci, Lamour Dérance ont refusé  de soumettre à Dessalines qui les avait combattu au nom de la France. De plus, on sait que c’est par la traîtrise que Sans Souci, Lamour Dérance furent arrêtés et assassinés. Le premier fut liquidé par Christophe et le second par des soldats sous les ordres de Dessalines.

Suivant les ordres de Dessalines, Christophe avait invité Sans Souci à une réunion de travail sur l’habitation Grand Pré pour se concerter afin de mieux organiser la résistance contre les Français. Ce dernier s’y rendit en toute confiance avec ses officiers et tous furent massacrés. Les victimes de cette hécatombe des chefs Congos sont Sans Souci, Jasmin, Apollon Beaujour du Haut du Trou, Lafleur de Fort-Liberté, Trou-Canne de Sainte-suzanne et Jupiter des Bonnet. C’est à la suite de ce massacre de Grand Pré que les lieutenants de Sans Souci tels que Petit Noël Prieur se soulevèrent à nouveau contre Christophe. Dans ces premiers jours de 1803, les combats entre Congos (dénommés aussi Tacos) et créoles reprirent avec force. Paul Louverture (frère de Toussaint) fut tué et Dessalines « dont le chapeau fut transpercé de balles échappait par miracles aux Tacos qui se replièrent dans les montagnes voisines[7]

Les généraux des troupes coloniales n’étant ni loyaux ni honnêtes, il était difficile sinon impossible pour les Congos d’avoir confiance en eux. À ce propos, Midy remarque : « Les Congos, de leur côté, ne voulaient pas reconnaître la suprématie des anciens généraux des troupes coloniales, qu’ils regardaient comme des traîtres à la cause des Noirs. Ces officiers créoles s’étaient soulevés après eux, après qu’ils les eussent pourchassés au nom de la France[8]. » Il est donc normal pour les Congos de remettre en cause la direction politique des généraux et officiers supérieurs de l’armée indigène qui avaient trahi Toussaint Louverture en joignant Leclerc[9]. En effet, pour des raisons de pouvoir, les généraux indigènes étaient les caisses de résonance du pouvoir colonial et luttaient contre les démarches des forces vives Congos. Il est quelque peu difficile d’admettre qu’un général indigène qui hier encore était contre la résistance des Congos puisse logiquement aujourd’hui donner des leçons aux combattants qui n’avaient jamais déposé les armes. Ils se renvoient l’un à l’autre la flamme des accusations d’être à la solde des Français.

Ce n’est donc pas un paradoxe si les forces de l’armée indigène appuyant Leclerc refusent la refonte en profondeur des structures coloniales. Le subterfuge utilisé consistera à banaliser et inférioriser les Africains. Les chefs créoles videront la résistance des Africains de sa substance en utilisant l’image dépréciative de « Congos » pour qualifier ces derniers. Au fait, par-delà les luttes pour l’hégémonie entre Bossales et Créoles, ce qui se jouait effectivement c’était le projet global de la nouvelle société entre les « Africains » et les « citoyens ». La complicité sourde du pouvoir colonial s’articulera aux hommes de l’ombre occupant le pouvoir, utilisant en sourdine la culture européenne, pour justifier la sous-représentation des Africains dans les instances de décision de la nouvelle société.

 La mouvance de l’alliance Dessalines/Pétion

 Mais nécessité oblige, l’obligation prime d’accepter les pères fondateurs car ils ont saisi le gouvernail du combat contre les Français. C’est dans la lutte quotidienne qu’on sépare le bon grain de l’ivraie. Les forces vives, issues de l’alliance des noirs et des mulâtres, s’unissent donc à ce rendez-vous de Vertières dans la lutte. Le 18 novembre 1803, Dessalines est entouré de ses meilleurs généraux Clervaux, Christophe, Vernet, Romain, Capois, Vernet, Jean-Philippe Daux, Cangé, Gabart, Paul Prompt, Dominique Granier. Ces généraux dirigent son armée de 27.000 hommes répartis en 15 demi-brigades et trois escadrons avec artillerie, cavalerie et infanterie. Il a la force du nombre et la détermination face à la mort.

Depuis la rencontre de Plaisance, la mouvance de l’alliance Dessalines/Pétion entraine une dynamique qui renverse le dépaysement des élites noires et mulâtres sur leur propre territoire. Clervaux lance l’offensive à l’aube en attaquant le fort Bréda. Christophe et Romain s’attaquent à la fortification de la Vigie. Dessalines dit à Capois : « Tu iras en avant jusqu’à la barrière Bouteille alors même que toute la neuvième demi-brigade doit périr sous les feux des forts qui dominent le chemin ». Au cours de trois heures de combat, Capois démontre sa bravoure et son mépris de la mort. Son cheval est abattu par un boulet, son chapeau est enlevé par un autre, il continue d’avancer sabre au poing en criant à ses troupes En Avant, En Avant.

La démarche des troupes indigènes privilégie le nombre et la bravoure. Sous le feu de l’ennemi, les soldats chantent « Grenadiers! A l'assaut, ça qui mouri z’affaire a yo, Nan point manman, Nan point papa, Grenadiers! A l'assaut, Ça qui mouri, z’affaire a yo! » Les Français sont décontenancés et ne savent comment traiter des gens qui démontrent que la vie leur importe peu. Ils arrêtent les combats pour se réorganiser tout en prétendant présenter des compliments à Capois pour sa bravoure. Pour eux, le refus par les forces insurgées de considérer la réalité des boulets et de la mort est une aberration dictée par l’ignorance.

Jean-Baptiste Lemonnier-Delafosse, vétéran militaire et témoin oculaire, offre le raccourci suivant de la capacité des guerriers indigènes lors de la geste de Vertières :

« Il faut avoir fait la guerre contre eux pour connaître leur audace, leur courage irréfléchi à braver le danger, alors qu’ils ne peuvent avoir recours à la ruse. J’ai vu marcher sur une redoute, une colonne serrée, labourée par la mitraille de quatre pièces de canon, et ne pas faire un pas rétrograde ! Plus il en tombait, plus le courage des autres semblait s’animer : c’était en chantant qu’ils avançaient ; car le nègre chante partout, fait des chants sur tout. … Grenadiers à l’assaut ! ceux qui seront morts, malheur à eux ! … Ce chant valait toutes nos chansons républicaines[10]. »

Dessalines évalue les difficultés de Capois et décide de lui envoyer des renforts avec les bataillons commandés par les généraux Jean-Philippe Daux et Gabart. Dessalines dit alors à Gabart à 10 heures: « Je veux que le drapeau indigène flotte avant une demi-heure sur la butte Charrier, dussé-je voir disparaître l’un après l’autre tous les corps de l’armée. » Ce qui fut fait. Avant 11 heures du matin, le drapeau bleu et rouge flottait sur la butte Charrier. La véhémence continue. Avec l’artillerie hissée sur la butte Charrier, les forces indigènes sont un net avantage et peuvent bombarder les fortifications françaises qui sont plus bas. Dessalines dit au chef d’escadron Paul Prompt : « Il faut que dans quelques minutes tu nous ouvres un chemin vers la barrière Bouteille ou que j’apprenne ta mort. » Le mode d’expression de Dessalines est prégnant d’un ordre qui ne connaît pas d’inquiétude devant la mort. Au milieu des péripéties et aléas, sa parole confère une honorabilité aux soldats qui se mobilisent. Paul Prompt et ses soldats s’engagent dans la bataille. Les Français sont culbutés et Paul Prompt meurt dans les combats.

Dessalines revient à la charge en début d’après-midi avec des exigences plus précises. Il dit au commandant Dominique Granier « Je t’ai ôté ton bataillon dans plusieurs combats à cause de ta faiblesse dans plusieurs combats, mais voici l’occasion pour toi de reconquérir mon estime. » Dessalines intéresse et incite ses soldats à se battre. Il insuffle chez eux une vocation au sacrifice, au dynamisme et au sens de l’histoire. En jettent le poids de ces nouvelles troupes dans la balance, Dominique Granier contribue à casser les rouages des défenseurs de Vertières, mais il fut atteint par la mitraille adverse et rendit ses derniers soupirs. Dans son poème Vertières, Le poète Masillon Coicou écrira en 1892 :

Enfin la lutte arrive à sa suprême crise :

Charrier est enlevé ; Pierre-Michel s'est tu ;
Bréda tremble ; Vertières, inquiet, abattu, 

Chancelle !... tout à coup se voile la nature ;

 À six heures du soir, les forces indigènes avaient déjà occupé les cinq fortifications Vigie, Pierre-Michel, Bel-Air, Jeantot, Vertières et la butte Charrier. Il restait aux Français le fort Bréda qu’ils évacuèrent le lendemain de la capitulation de Rochambeau survenue le 18 novembre. Chaque camp a perdu 1200 hommes. Les forces indigènes ont près de 2000 blessés. Noirs et mulâtres sont grenadiers, cavaliers et artilleurs. Des mulâtres artilleurs comme Zénon et Lavelanet rivalisent de précision dans leurs calculs balistiques pour assurer une bonne combinaison de l’angle de tir, de la distance et de la vitesse initiale du projectile pour atteindre la cible. Des noirs de la cavalerie et de l’infanterie comme Capois et Dominique bravent la mitraille. Le premier est miraculeusement sauvé mais le second est fauché au combat.

 Une société à faire du mal

 La victoire de Vertières pose le problème du déplacement de la société polarisée vers une société de consensus. Nombre de contradictions longtemps dissimulées demandent d’être exhibées au grand jour. D’abord, il s’agit d’examiner les problèmes économiques concrets. Comment revaloriser l’agriculture ? Comment concilier les aspirations des propriétaires terriens que sont devenus les généraux propriétaires et fermiers de l’État avec les aspirations des larges masses de cultivateurs ? Quelles sont les priorités à définir sur le plan social et avec quels moyens ? Dans le même temps, il y a d’abord un recouvrement de soi et de son identité à faire. Comment éviter la monopolisation et le contrôle frénétique du champ politique par le même groupe ? Le conseiller politique Charéron, qui avait vécu aux Etats-Unis et qui connaissait bien les ouvrages de Jefferson, avait étudié les documents de base de la révolution américaine sur la limitation, la séparation et l’indépendance des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, proposa la création d’une république selon ces principes.

Quand Charéron donna lecture de son travail aux généraux rassemblés aux Gonaïves la veille de la cérémonie officielle de proclamation de l’indépendance, Dessalines ne fut guère enthousiasmé par sa rigueur et sa modération. Face à un Dessalines qui manifestement ne comprend pas ou comprend de travers ce que dit Charéron, Boisrond Tonnerre interprète la mine de son chef et prend la parole : « Pour écrire l’Acte de l’indépendance, dit-il, il nous faut la peau d’un blanc pour parchemin, son crane pour écritoire, son sang pour encre et une baïonnette pour plume. » Il est acclamé par ses pairs et Dessalines le charge immédiatement de la rédaction de l’acte de l’Indépendance. Charéron ne manquera pas de dire « Avec cette conception, vous allez créer une société à faire du mal. »

En effet, la condamnation de la gestion politique du passé, contenue en filigrane dans la sortie de Boisrond Tonnerre appelant à prendre « la peau d’un blanc pour parchemin », ne suffit pas. Le colonialisme esclavagiste a imposé par la force et la violence un ordre politique injuste, autoritaire, improductif et prédateur. Toutefois, Boisrond Tonnerre ne marque la volonté de rupture de la nouvelle classe politique qu’à partir de l’exclusion du Blanc et de l’exercice de la baïonnette. Ces éléments ne constituent pas des garanties contre la politique liberticide, sanguinaire et sanglante charriée par les pouvoirs absolus et autocratiques. D’une part, les pères fondateurs n’ont pas défini les règles d’évolution et d’exercice du pouvoir. La logique de conservation du pouvoir en le déclarant à vie s’est imposée.  

D’autre part, l’exclusion de la scène politique officielle de la majorité sociologique des Congos et Bossales est consacrée. La non-scolarisation de ces catégories est utilisée pour les exclure en argumentant qu’ils ne peuvent pas s’exprimer en français ou même en créole. Franklin Midy a justement critiqué la façon dont les chefs créoles revendiquent le droit au commandement en se basant sur leur niveau de culture européenne pour justifier leur hégémonie économique et politique. Culture alors fondamentalement raciste et refusant à une mère noire de s’asseoir à côté de sa fille mulâtre ou claire au théâtre et dans les lieux publics. Culture qui dévalorise tout ce qui est noir, voit dans les Noirs des peuplades destinés au travail physique et non des populations, et enfin proclame la supériorité du mental sur le physique.

Ces thèses racistes sont développées par Beaubrun Ardouin qui déclare : « L’esprit doit commander au corps ; c’est dans la tête que résident toutes les facultés qui font de l’homme un être supérieur parmi tous ceux de la création.  Les hommes instruits, éclairés d’une nation quelconque, doivent avoir la direction de ses affaires : ils forment la tête du corps social, les masses n’en sont que les membres qui exécutent les déterminations de la volonté. Renverser cet ordre naturel, dicté par la raison, et il n’y aura qu’une confusion anarchique dans la société civile[11]. » Cette conception élitiste du savoir est fausse car les gens qui ne sont pas instruits ont aussi des attentes, souhaits et des inquiétudes. Leurs avis sont donc aussi importants dans la formulation des politiques.

Enfin, un consensus n’a pas été dégagé sur le programme de redressement à appliquer. En effet, quelles que soient les qualités des hommes et femmes choisis, ils ne peuvent gouverner en toute stabilité que si la société dans son ensemble se reconnaît dans les actions menées. Les intérêts des diverses catégories d’acteurs sociaux étant souvent divergentes, la tolérance, le bon sens et l’intérêt général sont nécessaires pour dégager un climat de stabilité grâce aux larges consultations de la population sans lesquelles les mouvements de contestation paralysent l’efficacité de toute politique publique. (à suivre)

Leslie Péan
Economiste, Historien
Photo: Haitien Contemporain


[1] Ibid, p. 2.

[2] Gazette officielle de Saint Domingue, numéro 67, Cap-Français, 20 août 1803, p. 271.

[3] Ibid.

[4] Boisrond Tonnerre, Mémoires pour servir à l’Histoire d’Haïti, Paris, 1851, p. 55. Lire la page XIX de la préface pour la précision sur la rencontre de Plaisance apportée par Saint Rémy.

[5] University of Florida, Rochambeau Papers, no. 1000, 10 septembre 1802.

[6] Franklin Midy, « Les Congos à Saint-Domingue : de l’imaginaire au réel », Ethnologies, vol. 28, n° 1, 2006, p. 192.

[7] Claude Auguste, « Les Congos dans la Révolution haïtienne », Revue de la Société d’Histoire et de Géographie, vol. 46, no. 168, Décembre 1990, p. 33.

[8] Franklin Midy, « Les Congos à Saint-Domingue : de l’imaginaire au réel », op. cit., p. 193.

[9] Vertus Saint-Louis, « Les termes de citoyen et Africain pendant la révolution de Saint-Domingue », op. cit., p. 93.

[10] Lemonnier-Delafosse, Seconde campagne de Saint-Domingue, Du 1er Décembre 1803 Au 15 Juillet 1809, Havre, Imprimerie Brindeau, 1846, p. 85.

[11] Beaubrun Ardouin, Études sur l’Histoire d’Haïti, tome V, Paris 1854, p. 60. Les caractères gras sont dans le texte original.

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