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Un étudiant a eu la main arrachée par une grenade de la PNH lors de la manifestation anti-Martelly

Jacky-Moise-etudiant-ens-main-arrachéeJacky Moise étudiant ENS avec la main arrachée

Une bataille non notée par la grande presse traditionnelle est en train de se dérouler entre les étudiants généralement réunis à la faculté d’ethnologie et les forces répressives du régime Martelly-Lamothe. Ce 18 Novembre le conflit a atteint son paroxysme lorsqu’ un étudiant a eu la main coupée par une grenade de la police.

Les étudiants ont déclaré les zones entourant la faculté d’ethnologie zone libérée de l’occupation de la Minustha. Cette position des étudiants met le régime en situation difficile considérant le fait que Martelly avait déclaré qu’il n’avait pas peur de coup d’état car il est protégé par la force onusienne.

gaz-lacrymogene-faculte-ethnologyGaz Lacrymogene deversé a la Faculté d'EthnologieA chaque manifestation le corps des CIMO a pris l’habitude de systématiquement bombarder la faculté d’ethnologie à coup de gaz lacrymogène pour étouffer la manifestation et le mécontentement des étudiants contre le régime en place.

Lors de la manifestation du 7 Novembre, alors qu’elle assiégeait le local de la faculté, la police avait lancé plus d’une quarantaine de grenades lacrymogènes sur et autour de l’enceinte de la faculté ou se regroupaient des étudiants contestataires.

Le 18 Novembre 2013 lors de la manifestation monstre contre Martelly, la même pratique répressive de la police s’est révélée fatale car Jacky Moise un étudiant de l’ENS Ecole Normale Supérieure a eut la main arrachée par une grenade quand il a tenté de se débarrasser d’elle.

De telles pratiques ne feront qu’aggraver la crise et mettre de l’eau au moulin des détracteurs du régime Martelly-Lamothe qui en plus d’être le gouvernement le plus corrompu de ces 25 dernières années est également devenu un régime sanguinaire qui a réprimé dans le sang la manifestation anti gouvernemental au Cap Haïtien qui s’est soldée par 6 blessés par balles et des journalistes battus par les brassards roses.

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