Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Culture & Société

Réponse de Leslie Pean à Lemète Zéphyr : Le danger d’une approche superficielle d’une question complexe (2 de 2)

Leslie Péan, 8 avril 2016  --- Nombre de démarches apparemment bien intentionnées sur la question sociolinguistique proposent une approche corrective pour diminuer les inégalités dans le domaine de l’éducation avec l’enseignement en créole. Dans le statu quo actuel, l’expérience révèle que les résultats ne sont pas au rendez-vous et qu’au contraire les écarts qu’on voulait combler se sont élargis. On ne peut plus voiler les dommages qui frisent la catastrophe. « L’enfer est pavé de bonnes intentions », dit-on. Il faudrait plutôt avoir une autre philosophie consistant à adopter une démarche préventive consistant à éviter ces écarts a priori. Cette manière de voir privilégie une ventilation anticipatrice et offre des pistes à exploiter pour traiter la question linguistique complexe à partir d’une lecture moderne de la société haïtienne et de ses besoins de renouvellement.

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Réponse de Leslie Pean à Lemète Zéphyr : Le danger d’une approche superficielle d’une question complexe (1 de 2)

leslie pean lemete zephyr

Leslie Péan, 7 avril 2016  --- Ce texte en deux parties totalisant 3761 mots est une réponse à celui de 3874 mots de Lemète Zéphyr intitulé « Les errements d’une vision économiciste de la situation sociolinguistique d’Haïti[1] » publié en Mars 2016. Lemète Zéphyr propose une critique de deux textes que j’ai publiés dans le journal Le Nouvelliste en 2013 intitulés « ÉCONOMIE D’UNE LANGUE ET LANGUE D’UNE ÉCONOMIE » les 25 et 26 mars 2013 suivi de « RETOUR SUR ÉCONOMIE D’UNE LANGUE ET LANGUE D’UNE ÉCONOMIE » le 27 mars 2013. Le débat n’est pas nouveau. Des experts haïtiens et étrangers qui étudient la question indiquent que l’espace sociolinguistique est traversé par des courants opposés[2].

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200e Anniversaire de L’expédition des Cayes

Ignace D Marion alin hallGeneral Ignace D MarionPar Alin Louis Hall --- Loin de verser dans une adoration béate ou encore loin de tout échafaudage politique, il faut rejeter ce que les Pères Fondateurs ont fait de répréhensible et apprécier à leur juste valeur leurs gestes pour l’épanouissement des libertés en Haïti et ailleurs. En évitant tout panégyrique à sens unique, l’accueil que Bolivar reçut dans la ville des Cayes doit être plaçé dans son contexte géopolitique et idéologique. Dans ce cadre, un seuil d’irréversibilité politique a été franchi grâce à la solidarité du général Marion à Bolivar. Il fallait à tout prix repousser les puissances esclavagistes de l’époque le plus loin des rives haïtiennes pour consolider les idéaux du 1er Janvier 1804. Haïti s’est fait le sponsor de la construction d’un projet alternatif de société loin de l’esclavage et de la colonisation. C’est avec cet état d’esprit qu’il faut juxtaposer Duvalier, un nain, qui vota pour expulser Cuba de l’OEA en 1962 au général Marion, un titan, qui présenta le « Bolivarisme » sur les fonts baptismaux en 1816. Quelle ignominie de se mesurer aux vingt-cinq Mulâtres ou gens de couleur, onze Noirs et un Blanc, Pierre Nicolas Mallet alias « Mallet Bon Blanc », qui prononcèrent l’indépendance aux Gonaïves.

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Samedi 20 Fév. 2016 : Me Andre Michel en vente signature à Radio Caraibes de son livre sur Michel Martelly : L’Echec

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C3 éditions vous invite à la première vente signature du livre de Maitre André Michel, intitulé : «  L' ECHEC »   qui aura lieu le samedi 20 février 2016 dans les studios de Radio Caraibes, à la ruelle Chavannes,  de 10 h Am à 4 heures PM.

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Par-delà la crise électorale :Le conflit débridé des intérêts et l'impunité en Haïti

caricature - arnel Alexis cspj

Rose Nesmy Saint-Louis  ---  Je dormais. Le téléphone a sonné. Samedi, 6:11 a.m. Un nom a apparu à l'écran. Mon ami. Un juriste. J'ai répondu. Il a poussé un très long soupir. C'est sorti de ses entrailles. J'ai ressenti l'atrocité de l'indignation. Il ne décolérait pas. De sa voix rageuse sortaient des propos infâmes. J'ai peur de les reprendre ici. Les guédés se reposent. Toutes ces insultes s'adressaient à une seule institution : le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Par je ne sais quel miracle, le volcan s'est éteint. Le juriste ne crachait plus d'injures. Il s'est exorcisé, désintoxiqué. "On n'expose pas sa pensée au soufre politique d'une institution aussi nauséeuse ; ça corrode l'âme," m'a-t-il dit. Et on s'est plongé dans le vrai drame : le conflit débridé des intérêts et l'impunité en Haïti.

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