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Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Jeu08222019

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Analyses & Opinions

Le contentieux entre les Haïtiens de l’intérieur et les Haïtiens de la diaspora

transfert 3.5 milliards

J’ai beaucoup écrit sur la thématique “diaspora haïtienne”, et je réfléchis beaucoup sur le rôle de la diaspora en général dans la viabilité des pays en voie de développement. Il y a un contentieux entre les Hatiens de l’intérieur et ceux de la diaspora. Nous n’avons pas besoin d’aller plus loin, prenons la République Dominicaine en exemple. Leonel Fernandez a vécu à New York et je crois bien qu’il est citoyen américain, mais il a été président de la République Dominicaine. L’Etat dominicain permet aux ressortissants de la diaspora de voter et ces derniers ont même leurs représentants au parlement. Un nombre important de Dominicains ayant la double nationalité occupent des postes assez importants dans ce pays. Il y a un exercice qui est très dangereux que l’on fait en Haïti et il faut le stopper. Il s’agit d’un groupe de journalistes “machann mikwo” qui mènent une campagne systématique contre la diaspora avec l’alibi que la diaspora n’investit pas en Haïti. Ils invitent des tonneaux vides à leur micro pour supporter leur position. La diaspora haïtienne envoie plus de deux milliards de dollars en Haïti chaque année, ce qui dépasse le budget annuel du pays. Les ennemis de la diaspora disent que cet argent va à la consommation tout simplement. Ce que ces derniers ne disent pas est que l’argent de la diaspora est investi dans l’éducation, dans le système de santé en créant des cliniques surtout dans les villes de provinces. Il y a des coopératives en Haïti qui sont financées par des associations régionales de la diaspora. Je connais plusieurs éléments de la diaspora qui sont retournés en Haiti pour établir de petites et moyennes entreprises. 

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Ayiti-Exit : la nécessite d’un ajustement culturel (2 de 2)

alin louis hall

Par Alin Louis Hall --- Faute de n’avoir pas articulé une vision postcoloniale, la première expérience de décolonisation subit le revers de ses manifestations sous la forme des crises toujours renouvelées, multiformes et complexes. Le seuil fatal des déséquilibres pouvant engendrer le « chaos » est désormais atteint sur tous les plans : spirituel, moral, éthique, économique, politique, écologique, etc. « Le problème haïtien nous parait avant tout un problème culturel. Et sa solution ne peut résider que dans une réforme intégrale de la mentalité haïtienne[1]. »

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Ayiti-Exit : la nécessite d’un ajustement culturel (1 de 2)

alin-loui-hall

Par Alin Louis Hall --- Ce serait une ignominie de croire que la première expérience de décolonisation est entrée dans l’Histoire par effraction. Ce serait hérétique de banaliser le mérite des Pères Fondateurs qui ont exploité les rivalités entre les puissances du monde atlantique pour se frayer un passage qui déboucha sur la marche obligée du 18 novembre 1803. Toutefois, il importe de rappeler que les Américains ne voulaient pas que Saint-Domingue serve de rampe de lancement pour l’expansion de l’empire napoléonien. En même temps, l’Angleterre poursuivait sa politique d’affaiblissement de l’économie française. Il fallait donc attaquer la France dans sa principale colonie sucrière. Pour ces motifs, les Anglo-Saxons ont donc supporté la politique autonomiste louverturienne ainsi que notre longue marche vers la libération. Jefferson affama Rochambeau qui ne pouvait recevoir de l’aide de Napoléon. Ce dernier fut contraint de liquider la Louisiane en 1803. Le blocus naval anglais visait à anéantir le sucre saint-dominguois, de meilleure qualité et moins cher que celui de la Jamaïque. Cependant, il faut marteler que ce contexte géopolitique favorable au courant indépendantiste n’enleva absolument rien au courage de ceux qui « riaient la mort » et qui avaient fait serment de « vivre libre ou mourir ». Malheureusement pour le jeune Etat, la mésintelligence entre les membres du club atlantique sur la question haïtienne fut éphémère. Les Français poussèrent les Américains à mettre le jeune État en quarantaine. Jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes, les recommandations de Talleyrand, ministre des Affaires étrangères de la France d’alors, continuent de faire écho. Elles sont bien relayées par les membres du Core Group : Il faut laisser Haïti cuire dans son jus.

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Manigat et Aristide, Eux Aussi, Ils Avaient un Mandat Constitutionnel de Cinq ans

manigat aristide jovenel

Après plusieurs jours de mobilisations et de paralysie dans presque tout le pays ou l’opposition exige le départ du président Jovenel Moises du pouvoir, Kenneth H. Merten, diplomate américain, lors de sa plus récente interview, s’est, en donneur de leçon, référé à son pays pour indiquer que c’est dans le cadre d’élections que les leaders sont choisis. “Nous autres aux États-Unis, nous allons aux élections pour choisir nos leaders. En Haïti, j’ai l’impression que la majorité des gens aimeraient aller aux élections pour choisir, changer leurs leaders. Cela donne moins de travail à faire…La violence empêche l’accomplissement de bonnes choses, de bonnes choses comme l’investissement’’ (Roberson Alphonse, Le Nouvelliste).

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Dr. Claude Joseph ap di yon ti mo sou Petrocaribe, Petrochallengers ak Politisyen Tradisyonèl yo...

claude joseph Dr. Claude Joseph 

Malerezman mwen an dezakò ak anpil sitwayen sou kesyon mobilizasyon petrocaribe a. Lide ki fè kwè ke "politsyen tradisyonèl" yo akapare mobilizasyon petrochallengers yo se yon movèz lekti. Dabò si se pat sa nou rele politisyen tradisyonèl yo patap gen petrochallengers, ki donk patap gen #kotkobpetrocaribe-a. Se politisyen sa yo ki mete a disponibilite tout moun 2 gro rapò sou kesyon petrocaribe a. Se yo ki asiste anpil sitwayen pote plent kont dilapidatè lajan petrocaribe a. Se konsistans anpil nan politisyen sa yo nan batay pou mande kòt kob petrocaribe-a ki rive sou anpil jèn gason ak fanm sou rezo sosyal yo.

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Mémoire de la transition 2004-2006

oeuvre legislative transition touthaiti

par Leslie Péan, 23 octobre 2018  --- Il manquait à Haïti un compendium sur la transition 2004-2006. Les historiens et juristes viennent de le trouver avec la publication de Gérard Latortue intitulée L’œuvre législative du gouvernement de transition d’Haïti (2004-2006). Il était le mieux qualifié en tant qu’ancien Premier Ministre de cette période pour le faire. Ouvrage dense de 656 pages comportant une préface signée Philippe Armand, ancien président de la Chambre de commerce américaine en Haïti (Amcham), un avant-propos de Raymond Alcide Joseph, ancien ambassadeur d’Haïti aux États-Unis et six chapitres.

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