Tout Haiti

Le Trait d'Union Entre Les Haitiens

Analyses & Opinions

Que fait Jovenel Moïse au palais national!!!

jovenel moise balancine eleve

Il joue probablement aux billes ou kashkash liben sere liben avec sa femme Martine ou 1 dous 1 cho, parce que Haïti n’est plus dirigée.

Jettons un bref regard sur la situation générale du pays. Le budget 2018-2019 n’est pas encore voté au parlement, un parlement totalement sous le contrôle du parti au pouvoir, PHTK. Entretemps, nous sommes au mois d’avril, la moitié du budget liée au fonctionnement de l’état est déjà dépensée.

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L’humour : thérapie ou résistance (Alin Louis Hall)

 jovenel moise -moulin a manba

Par Alin Louis Hall  --- « Nous mangeons, Monsieur, et nous buvons. Nous ne comprenons pas autrement le Progrès. Il n’y a de patriotique que la "bobote" et de national que le tafia. […] C’est notre tour de spéculer. Nous le faisons consciencieusement. Nous appartenons à une curieuse variété d’Haïtiens. Nous sommes obligatoires et déconcertants. On nous appelle électeurs dans les classifications de citoyens. Nous allons à l’urne, gais et contents. Nous nous saoulons à toutes les buvettes et nous votons pour tout le monde[i]. »

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Gary Bodeau ou l’ambition démesurée

Gary Bodeau - President chambre deputes-phtk

« Dans la vie, il existe deux types de voleurs :

1-      Le voleur ordinaire : c’est celui qui vous vole votre argent, votre portefeuille, votre vélo, votre parapluie, etc.

2-      Le voleur politique : c’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire, etc.

La grande différence entre ces deux types de voleurs,

1-      C’est que le voleur ordinaire vous choisit pour vous voler votre bien,

2-      Tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole.

     Et l’autre grande différence, qui n’est pas des moindres,

1-      C’est que le voleur ordinaire est traque par la police

2-      Tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par une escorte de police. » (Voltaire)

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Le contentieux entre les Haïtiens de l’intérieur et les Haïtiens de la diaspora

transfert 3.5 milliards

J’ai beaucoup écrit sur la thématique “diaspora haïtienne”, et je réfléchis beaucoup sur le rôle de la diaspora en général dans la viabilité des pays en voie de développement. Il y a un contentieux entre les Hatiens de l’intérieur et ceux de la diaspora. Nous n’avons pas besoin d’aller plus loin, prenons la République Dominicaine en exemple. Leonel Fernandez a vécu à New York et je crois bien qu’il est citoyen américain, mais il a été président de la République Dominicaine. L’Etat dominicain permet aux ressortissants de la diaspora de voter et ces derniers ont même leurs représentants au parlement. Un nombre important de Dominicains ayant la double nationalité occupent des postes assez importants dans ce pays. Il y a un exercice qui est très dangereux que l’on fait en Haïti et il faut le stopper. Il s’agit d’un groupe de journalistes “machann mikwo” qui mènent une campagne systématique contre la diaspora avec l’alibi que la diaspora n’investit pas en Haïti. Ils invitent des tonneaux vides à leur micro pour supporter leur position. La diaspora haïtienne envoie plus de deux milliards de dollars en Haïti chaque année, ce qui dépasse le budget annuel du pays. Les ennemis de la diaspora disent que cet argent va à la consommation tout simplement. Ce que ces derniers ne disent pas est que l’argent de la diaspora est investi dans l’éducation, dans le système de santé en créant des cliniques surtout dans les villes de provinces. Il y a des coopératives en Haïti qui sont financées par des associations régionales de la diaspora. Je connais plusieurs éléments de la diaspora qui sont retournés en Haiti pour établir de petites et moyennes entreprises. 

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Ayiti-Exit : la nécessite d’un ajustement culturel (2 de 2)

alin louis hall

Par Alin Louis Hall --- Faute de n’avoir pas articulé une vision postcoloniale, la première expérience de décolonisation subit le revers de ses manifestations sous la forme des crises toujours renouvelées, multiformes et complexes. Le seuil fatal des déséquilibres pouvant engendrer le « chaos » est désormais atteint sur tous les plans : spirituel, moral, éthique, économique, politique, écologique, etc. « Le problème haïtien nous parait avant tout un problème culturel. Et sa solution ne peut résider que dans une réforme intégrale de la mentalité haïtienne[1]. »

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Ayiti-Exit : la nécessite d’un ajustement culturel (1 de 2)

alin-loui-hall

Par Alin Louis Hall --- Ce serait une ignominie de croire que la première expérience de décolonisation est entrée dans l’Histoire par effraction. Ce serait hérétique de banaliser le mérite des Pères Fondateurs qui ont exploité les rivalités entre les puissances du monde atlantique pour se frayer un passage qui déboucha sur la marche obligée du 18 novembre 1803. Toutefois, il importe de rappeler que les Américains ne voulaient pas que Saint-Domingue serve de rampe de lancement pour l’expansion de l’empire napoléonien. En même temps, l’Angleterre poursuivait sa politique d’affaiblissement de l’économie française. Il fallait donc attaquer la France dans sa principale colonie sucrière. Pour ces motifs, les Anglo-Saxons ont donc supporté la politique autonomiste louverturienne ainsi que notre longue marche vers la libération. Jefferson affama Rochambeau qui ne pouvait recevoir de l’aide de Napoléon. Ce dernier fut contraint de liquider la Louisiane en 1803. Le blocus naval anglais visait à anéantir le sucre saint-dominguois, de meilleure qualité et moins cher que celui de la Jamaïque. Cependant, il faut marteler que ce contexte géopolitique favorable au courant indépendantiste n’enleva absolument rien au courage de ceux qui « riaient la mort » et qui avaient fait serment de « vivre libre ou mourir ». Malheureusement pour le jeune Etat, la mésintelligence entre les membres du club atlantique sur la question haïtienne fut éphémère. Les Français poussèrent les Américains à mettre le jeune État en quarantaine. Jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes, les recommandations de Talleyrand, ministre des Affaires étrangères de la France d’alors, continuent de faire écho. Elles sont bien relayées par les membres du Core Group : Il faut laisser Haïti cuire dans son jus.

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