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Analyses & Opinions

Haïti : Entre se « Défendre » et « Mourir » !

11-20-2015-manifestation anti martelly contre les elections du 25 oct -1

« Chaque chose que tu fais, que tu dis, que tu penses, tu dois l’accomplir comme si tu étais à l’instant même sur le point de quitter la vie. »
(Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même)

 Par Robert Lodimus --- Le docteur Jean Price Mars, de son époque, parlait déjà de crise de pensée dans la société haïtienne. Nos « intellectuels », en ces instants tristes et sombres, ne devraient-ils pas prendre le temps, ou se redonner le plaisir de revisiter le Discours sur la méthode de René Descartes ? On ne construit pas l’avenir d’une Nation sans disposer d’une boussole d’idées rationnelles et d’un laboratoire de réflexions méthodiques. Haïti dérive à tous les niveaux. Socio-économiquement misérable, elle l’est tout aussi – si ce n’est davantage – sur le plan de l’ « intelligence créative ». Le 7 février 1986, le pays s’est libéré des Molochs duvaliéristes, mais pour se replonger bien vite dans la mare d’une incompétence anarchisante et d’une irresponsabilité détruisante.

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Fidel Castro :Le Géant qui a fait trembler les États-Unis !

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« Ceux qui veulent la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage. »

(Mark Twain)

 Par Robert Lodimus --- La mort du Leader maximo, Fidel Castro, survient à un moment où la République d’Haïti affronte une autre crise électorale qui risque cette fois-ci de la basculer dans l’explosion sociale. Lundi 28 novembre 2016, le Conseil électoral provisoire du nébuleux Léopold Berlanger a proclamé Jovenel Moïse – un cultivateur douteux et occulte – président du pays pour les cinq prochaines années. L’équipe des « charognards » reviendra donc en force au palais national, si le peuple ne se mobilise pas comme il l’a fait le 25 janvier 2016. Léopold Berlanger a montré à l’opinion publique qu’il ne vaut pas mieux que son « compère » Pierre-Louis Opont. L’institution que l’individu dirige se révèle aussi corrompue, aussi dépendante du Core Group de Peter F. Mulrean, Sandra Honoré, que celle qui a réalisé les magouilles du 9 août et du 25 octobre 2015. Les ambassades accréditées à Port-au-Prince sablent le champagne. Les « crânes glabres » se saoulent de « clairin » et de « rhum ». La bourgeoisie compradore rit dans sa barbe et se frotte les mains. Les « opportunistes » qui pataugent dans le « bourbier politique » se positionnent. Les candidats insignifiants, les lèche-bottes professionnels abdiquent ignominieusement les uns après les autres. Ils applaudissent comme des singes. Se courbent devant le « cyclope » comme David s’agenouillait devant le Roi des rois. Haïti s’enfonce dans un sable mouvant. Les derniers rayons du soleil sont sur le point de disparaître. Les villes, les bourgs, les villages et les quartiers commencent à s’éclairer graduellement à la lueur des pneus enflammés. Des crépitements de mitraillettes écorchent les flancs de la nuit. Mauvais signe. En vérité.

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Requiem pour la société coloniale sans sanction

usine Sucriere des Cayes 1Ce qui reste de l'Usine Sucriere des Cayes (Alin Louis Hall)

Par Alin Louis Hall --- Avec les élections de 1957, Haïti a pris un mauvais tournant. Pour preuve, aucun membre du secteur privé haïtien n’a le profil entrepreneurial de l’agro-industriel Louis Déjoie qui implanta 18 usines à travers le pays ou d’un Thomas Désulmé. En 2016, soit près de 60 ans plus tard, l’économie haïtienne formelle n’a pas encore dépassé la barre des 150,000 emplois pour plus 6 millions d’Haïtiens en âge de travailler. Le secteur privé haïtien devrait penser à baisser le ton de sa voix. Certains de ses membres sont trop bavards et trop bruyants pour moins de 3% qui définitivement représentent une donnée statistique qu’aucun sondage ne pourra « brider ».

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À bas les élections bourgeoises ! Vive la Révolution !

fraude carte electoraleFraude électorale - Achat et vente de carte electorale

Par Robert Lodimus ---    En un mot, c’est le peuple qui choisit ses bourreaux. Il leur confie lui-même, sans en prendre conscience, la tâche de le dépersonnaliser. De le « désosser » comme un poisson de mer ou d’eau douce. De le ruiner. Et finalement, de l’anéantir.

 Les élections du 20 novembre 2016 à Port-au-Prince portent un manteau sombre de discrimination sociale et d’indifférentisme politique. Les couches pauvres de l’arrière-pays ont été exclues indirectement et astucieusement du processus. Que l’on ne verse pas cette vérité au compte d’une problématique qui impliquerait le phénomène du manque de participation de l’électorat au déroulement du scrutin. On ne pourra pas parler de « taux d’abstention » parmi les populations retranchées dans les régions affectées profondément par l’ouragan Matthew. Les sinistrés ne peuvent pas se permettre le luxe de prendre le chemin des urnes. Affamés, sales, déchirés, pieds nus, ils sont « associabilisés ». L’État bourgeois ne se préoccupe pas du droit de vote des citoyennes et des citoyens. Tout ce qui compte pour l’équipe de Privert et d’Enex Jean-Charles, c’est d’obéir à la volonté de la communauté internationale qui a fait un revirement spectaculaire par rapport à la tenue de ces joutes électorales, et aussi de satisfaire les ambitions de la classe politique nationale qui a développé, depuis 7 février 1986, la fâcheuse habitude de se remplir la panse dans les mangeoires de la fonction publique.

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Une réflexion sur les élections du 20 Novembre 2016 par prof Claude Joseph

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Un exercice de simulation pour comprendre l'idiosyncrasie du mode de scrutin haïtien sous la constitution de 1987 amendée : Est-il facile d'obtenir une avance d'au moins 25% par rapport à son poursuivant immédiat si la majorité absolue ne peut pas être atteinte ?

Du point de vue du droit constitutionnel relatif aux systèmes électoraux, il est difficile de définir, sans trahir la nomenclature classique, le mode de scrutin qui prévaut actuellement en Haïti. Et ce, en dépit des articles 37 et 38 du présent décret électoral ou les articles 134 et 135 de la constitution de 1987. Certainement, c'est un scrutin direct où le corps électoral, le peuple, élit directement le président, les parlementaires, les maires, les CASECs et ASECs. Mais un scrutin direct, tout comme un scrutin indirect, peut-être soit proportionnel, soit majoritaire. Dans un scrutin à répartition proportionnelle, les suffrages recensés sont divisés par le nombre de sièges à pouvoir afin de déterminer un quotient électoral. Ensuite, les voix recueillies par chaque parti vont être divisés par ce quotient pour calculer combien de sièges qui lui reviennent. Tandis que, dans un scrutin majoritaire, pour être élu (e), un candidat (ou une liste) doit obtenir le plus grand nombre de voix. Pour s'assurer de la légitimé de leurs élus, certains pays choisissent un scrutin à majorité absolue de telle sorte que pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir au moins 50% + 1 des suffrages exprimés. La légitimité dans un tel système réside dans le fait que le candidat qui remporte les élections avec 50%+1 des voix obtient un nombre de suffrages qui dépasse la somme des votes de tous ses compétiteurs. Le cas échéant, un deuxième tour est organisé pour les deux candidats obtenant les meilleurs scores. D'autres pays, cependant, adoptent un système majoritaire à la pluralité des voix où il suffit d'obtenir une majorité relative pour être élu.

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La Presse, une honte ! (Daly Valet)

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"Radio Antilles Internationale" de Jacques Sampeur a révolutionné la radioffusion en Haïti avec sa fameuse " Libre Tribune " à l'ouverture de la transition démocratique en 1986. Le peuple avait la parole en direct pour dire Haïti et dire sa condition humaine...

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