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Quand Reginald Delva fait le "laloz" sur l'entourage mafieux de Martelly dans l'émission Invite du jour de RTVC 27 Fevrier 2014

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"Si pa gen sitirè, pa gen volè", dit l'adage. En écoutant le Secrétaire d'État à la Sécurité publique Reginald Delva sur Caraïbes FM comme invite du jour, je me rends compte que toutes les dénonciations qui ont été jusqu'à présent faites, tous les risques que plus d'un prennent pour exposer les bandits légaux de la Société Haïtienne sont des actes de bravoure qu'on doit encourager. Reginald Delva, ancien dirigeant d'Alerte Haïti a fait des études en sécurité publique à l'étranger et s'est révélé un expert en matière de sécurité publique durant les années où il animait des séminaires par ci et par là. A entendre parler Reginald Delva ce matin, je me demande bien s'il n'est pas zombifié ou du moins n'a pas perdu son "Bonnanj".

Mr Reginald Delva hésite sur des dossiers qu'il devrait bien maitriser comme celui d'Evinx Daniel, un disparu proche de la pègre Haitienne, de Sonson LaFamilia et de Kiko Saint Remy, deux bandits légaux reconnus d'utilité de la présidence. Mr Delva a crié à l'amateurisme, à l'incompétence comme d'habitude pour se dédouaner comme responsable ALORAL de la sécurité publique. Je veux dire à plus d'un que le Secrétaire d'État ment comme Pinnochio. Quoi que l'on puisse reprocher à Mario Andresol l'ancien DG de la PNH, il a toujours indexé des membres de la Société Civile qui s'autoproclamaient bandits et n'a jamais eu peur de les affronter. Aujourd'hui, avec le genre de "laloz" que font nos dirigeants qui sont placés pour gérer des dossiers aussi sensibles que la sécurité publique, le peuple est voué à lui-même pour ne pas dire est "de bra pandye". "Assaillir et desservir " est le nouveau motto de la PNH.

Les bandits légaux au pouvoir ne se contentent pas de vendre le pays aux multinationales, ils soumettent le pays à un grand stress pour forcer les gens de bien à mettre les voiles, intimider les malheureux jusqu'a les asservir. Dénoncer, combattre et résister sont des instincts de survie. Selon des informations que j'ai reçues et que j'ai pu vérifier, le Président de la République lui-même en voyage connait toutes les activités de banditisme de ce "Sonson Lafamilia", mais vu qu'il allait s'absenter du pays, personne ne saurait le pointer du doigt dans le dernier dossier de kidnapping, et le butin allait être partagé en bandits légaux. Je me souviens bien après une tentative d'assassinat sur ma personne en Haïti en été 2012, les forces de l'ordre en Haïti et en Amérique du Nord m'ont déclaré que les bandits sont très puissants en Haïti, un moyen de me dire d'abandonner ce dossier.

J'ai fini par comprendre qu'il y a tout un apparatus en place pour donner libre cours au banditisme légal en Haïti. Qu'est-ce qu'on à apprendre de Reginald Delva qui n'inspire plus confiance? Qu'est-ce qu'on à apprendre de la Police Nationale d'Haïti, repaire de bandits kidnappeurs et de trafiquants de cocaïne? Qu'est-ce qu'on à apprendre de dirigeants qui ne foutent rien comme travail et qui attendent le satisfecit de dirigeants étrangers qui disent en coulisse qu'ils ont été informés du dossier Haïti que quelques heures avant leurs déclarations fantaisistes clamant le progrès en Haïti?

Comment allons-nous continuer à danser avec les bandits légaux, les loups garous dans la " Société Tiroroique " de banditisme légal Haïtien? 1 an et 3 mois après l'arrestation de Mr Clifford Brandt qui a eu l'amabilité de déclarer à un Commissaire du Gouvernement que l'État est " scélératisé " qu'on ne saurait le juger en Haïti, on attend toujours le jugement de l'homme d'affaires. Avec ces interventions "ti komik" sur les ondes, je suis plus que convaincu ce pays est " banditlégalisé " à outrance, les "moun de bien" sont une minorité "zwit", le banditisme légal profite à toutes les couches sociales, surtout aux dirigeants. C'est un mode de vie, et très bientôt Haiti sera le pays de l'inaptocratie par excellence.

Professionnels que nous sommes qui devrions se pencher sur les dossiers en toute sérénité avec toute la rigueur scientifique que cela demande puisque bénis et armés par la providence pour tacler les problèmes, sommes obligés de remettre tout à "Jésus" comme si des anges allaient descendre pour " fouker " et amarrer les bandits. Voilà l'ambivalence dans laquelle on vit dans ce petit pays. Être Haïtien aujourd'hui, c'est être condamné à vivre dans l'ambivalence effrénée. Être Haïtien c'est accepter de porter tous les chapeaux cabossés. Être Haïtien c'est accepter de vivre comme un zombie dans l'abjection totale.

Nous ne pouvons pas prendre la voie infâme de nous suicider de gré, ce qui implique que nous devrions lutter pour résister à prendre la voie du suicide collectif que les bandits légaux nous invitent à arpenter. Nous assistons bien le retour à l'ordre ancien. C'est le FRAPH qui frappe sans Toto Constant!

Kerlens Tilus 02/27/2014
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Victime de l'insécurité bien planifiée et de la violence structurelle dans la Société Haïtienne

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